Pour être heureux, ne confondez pas plaisir et bonheur!

Pour être heureux, ne confondez pas plaisir et bonheur!
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Vous êtes en vain à la quête du bonheur et du bien-être? Vous vous êtes sûrement trop focalisé sur la recherche du plaisir à court terme et pas sur le votre bonheur à long terme. Un fonctionnement qu'explique la distinction entre nos trois cerveaux: le singe, la souris et le reptile.

Pierre Portevin, auteur de "Osez, ça change tout" et de "Mon meilleur ami… c’est moi – Eloge et mode d’emploi de l’amitié avec soi-même" propose de faire la nuance entre plaisir et bonheur. Une différence qui serait, selon lui, capitale pour qui veut être heureux. Il propose également de réfléchir aux études de Paul Gilbert qui fait la distinction entre nos 3 cerveaux: celui du singe, du reptile et de la souris. 

Plaisir et bonheur liés mais pas synonymes

C’est en observant de plus près les réseaux sociaux comme Facebook mais aussi les publicités que Pierre Portevin a réalisé qu’on nous incitait constamment à être heureux tout en nous poussant à la recherche du plaisir instantané. Or, les deux concepts sont différents.

"Ce qu’on nous vend ce n’est pas du bonheur, c’est du plaisir. Il faut mettre beaucoup de nuances entre ces deux termes car le plaisir contribue au bonheur mais pas que…!" explique Pierre Portevin. 

Selon lui, les "likes" sur Facebook seraient semblables à l’effet du sucre dans notre sang, et un parfait exemple de cette recherche du plaisir instantané. Ils provoqueraient une sensation immédiate de plaisir grâce à la dopamine, un neurotransmetteur libéré quand on éprouve du plaisir mais qui ne serait qu’éphémère.

L’abus de dopamine aurait de plus un effet néfaste sur les neurones, qui pour se protéger, couperaient dès lors leurs récepteurs. Cet effet, expliqué par Pierre Portevin, reprenant les études d’un neurologiste endocrinologue américain, nous amènerait in fine à chercher encore plus de dopamine et plus de plaisir tout en ayant le même résultat final: "des neurones cramés" et de ce fait un plaisir de courte durée.

Évitez de rechercher les "petits plaisirs"

Bien que les plaisirs fassent partie intégrante du bonheur, il s’agit donc de bien savoir les sélectionner selon leur nature et ne pas rechercher uniquement ces "petits plaisirs".

Pierre Portevin fait aussi la différence entre le plaisir - une émotion instantanée - et le sentiment de plaisir, qui aurait un effet à plus long-terme. Ce dernier, lié à notre bonheur dans une émotion quotidienne (travail, passion) est celui qui serait le plus à même de nous rendre heureux car il est établi sur du long terme. Ce sentiment de plaisir, lié donc au long terme, est celui qui nous permet de traverser les épreuves de la vie et d'être heureux.

Il faut donc chercher le plaisir mais pas nécessairement celui dont la sensation sera immédiate.

Singe, souris et reptile, trois cerveaux pour un seul objectif: le bonheur

Pierre Portevin met aussi en lumière les travaux de Paul Gilbert, un chercheur anglais qui a beaucoup étudié le sentiment de compassion et qui utilise un modèle du cerveau divisé en 3:

  • Le cerveau du singe lié au contentement.
  • La cerveau de la souris lié aux plaisirs immédiats.
  • Le cerveau du reptile lié aux menaces et aux risques.

Le reptile nous permet d’être vigilant mais c'est également lui qui provoque le  stress.

La souris nous amène à chercher le plaisir immédiat.

Enfin, le singe est lui lié au contentement et à nos relations avec les autres.

Pour être heureux, il faudrait donc travailler avec nos trois cerveaux et ce avec un juste équilibre. Or, la souris et le reptile fonctionnent de manière automatique et sur le court terme. Le reptile va donc nous empêcher de prendre des risques et le cerveau de la souris va nous pousser à faire quelque chose de plus agréable à court terme. Alors que le cerveau du singe, qui ne fonctionne pas de manière automatique, nous permet de travailler nos relations avec les autres, mais il "s'active" moins facilement. C'est pourtant ce cerveau qui nous procure la sensation de bonheur sur le long terme.

Réécoutez la séquence consacrée à l'ouvrage de Pierre Portevin

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