[PODCAST] Sans papiers par temps de Covid… Comment vivent-ils ?

On estime leur nombre à  100 000 dans notre pays. 100 000 personnes qui vivent dans la clandestinité, parfois depuis des années. Ils sont venus chercher une vie meilleure, mais pour eux, le quotidien est semé d’embûches. Pour s’abriter, il doivent se cacher. Pour travailler,  aussi.  Et cela sans aucune protection ni sociale ni physique.

Invisibles, ils sont pourtant là, dans le travail domestique, où leur présence est indispensable. Dans  le bâtiment, où les bras sont demandés. Dans l’horeca, où les salaires sont peau de chagrin…

Aujourd’hui, avec la crise sanitaire, leur situation est plus que jamais dramatique : pour beaucoup, c’est l’arrêt total des revenus. Pour certains, c’est la débrouille pour continuer à gagner sa vie. Mais pour tous, c’est la peur qui prime : la peur du contrôle en temps de confinement, la peur de la maladie par manque de mesures sanitaires sur les lieux de travail…

Lucine, Barry, Safia, Mohamed et les autres… elles et ils veulent travailler légalement, payer des impôts… être régularisés… Car elles et ils, disent-ils, apportent de la richesse, et parfois des bras qui manquent dans beaucoup de domaines,  à notre société.

Ces reportages, réalisés par Wahoub Fayoumi, leur donnent la parole. 

 

 

Episode 1 : Lucine

Lucine a 58 ans. Elle est arrivée de son Cameroun natal en Belgique il y a 12 ans. Elle était aide-soignante. Aujourd’hui, elle fait partie de la ligue des travailleuses domestiques de la CSC.

Déléguée syndicale, elle se bat pour faire reconnaitre son travail, et aujourd’hui , elle coud des masques.

Une rencontre signée Wahoub Fayoumi  

Episode 2 : Barry

Barry est mauritanien, il vient d’avoir 40 ans. Il est en Belgique depuis 11 ans. Lorsqu’il a déposé sa demande d’asile, il a tout de suite suivi des formations.

Aujourd’hui,  il est horticulteur. Mais entretemps, sa demande a été refusée, l’empêchant de travailler avec un contrat. Il gagne sa vie au noir, sur des chantiers de construction ou de jardinage.

Délégué syndical, vidéaste, il se bat pour la régularisation. 

Une rencontre signée Wahoub Fayoumi

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