Paul Nougé et le surréalisme belge

Paul Nougé  et le surréalisme belge
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Considéré comme le premier instigateur du surréalisme en Belgique aux côtés de Magritte, Paul Nougé est aussi l’un des fondateurs du Parti Communiste belge.

Poète, écrivain et polémiste,  il s’est toujours refusé à la tentation de l’œuvre littéraire et de la posture d’écrivain. D’où son absence relative de nos mémoires et de nos manuels.

Entreprise inédite, Au palais des images les spectres sont rois (Ed Allia) restitue l’ensemble des écrits de Paul Nougé publiés de son vivant, entre 1922 et 1967.

L’occasion de retracer avec Gérard Berréby, qui a supervisé cette édition, le parcours du premier théoricien du surréalisme belge.

"Un mystère subsiste, le sentiment de quelque ressort caché. Quel était donc le secret des surréalistes ? L’on ne peut que suggérer ici qu’ils ont ressenti plus que tout autre le terrible déchirement intérieur qui caractérisera sans doute pour l’avenir ces êtres dont nous sommes tous."

Maître dans l’art percutant et lapidaire de la pensée éclair à coup de tracts, manifestes, notes, invectives et autres transfigurations de catalogues, de poèmes, de manuels ou de slogans publicitaires, Paul Nougé a fait du détournement des mots une arme, de l’écriture un acte en soi, du texte un objet agissant, révolutionnaire.

Jusqu’à la fondation en 1954 de la revue Les Lèvres nues par Marcel Mariën et la publication, sans l’accord ni le désaccord du principal intéressé, de deux recueils – Histoire de ne pas rire en 1956 et L’Expérience continue en 1966 –, Paul Nougé n’avait en effet publié que deux brefs volumes (Les Images défendues en 1943 et La Conférence de Charleroi en 1946), préférant distiller de-ci de-là, au gré de brochures, tracts et articles, sa production poétique et théorique.

Cette position de retrait a son revers : un silence quasi absolu qui ne cesse d’envelopper encore aujourd’hui son nom. 

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