Nous sommes dans un "système d'asservissement" !

Elio di Rupo
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Les mesures annoncées par le gouvernement fédéral qui visent à rendre le marché du travail plus flexible constituent "un recul social majeur", selon le président du PS Elio Di Rupo. Il est l'invité de Bertrand Henne.

"Une semaine de travail dure 38 heures, maintenant on dit qu'on peut aller à 48 heures, et cela sera calculé sur une année. Mais il n'y a plus aucune négociation avec les organisations syndicales: cela veut dire qu'on met un patron face à un travailleur ou une travailleuse. Bien entendu, si on dit à cette personne qu'elle doit travailler pendant que ses enfants sont en vacances, ce sera toujours le patron qui l'emportera.

 

Nous sommes dans un système d'asservissement.
On s'est battu durant des décennies pour permettre aux travailleurs d'avoir une certaine liberté,
de pouvoir concilier une vie de travail avec une vie familiale.
Aujourd'hui on donne tous les pouvoirs uniquement à l'entreprise, et pas aux travailleurs
".

 

"On veut mettre les malades plus rapidement au travail, les futures pensions vont être réduites, notamment dans la fonction publique, de plus de 10%, le chômage économique va être touché, il y a une réduction supplémentaire de 170 millions dans les soins de santé, cela veut dire que les patients vont payer plus et il y a des augmentations des accises sur le diesel. Tous les citoyens vont payer".

 

Elio Di Rupo est hors de lui: "Remettre les malades au travail plus rapidement pour faire des économies, c'est immoral".

 

 

Pour le Parti socialiste il y a des alternatives :
réduction des intérêts notionnels, augmentation de la taxe sur les grandes fortunes.
Ces mesures permettraient de gagner 2,3 milliards d'euros, selon lui.

 

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