Moi, Nathalie, assistante sociale à Molenbeek

L'équipe du tournage de Moi, Nathalie en pleine action
2 images
L'équipe du tournage de Moi, Nathalie en pleine action - © Robert Scarpa

Moi, Nathalie, assistante sociale à Molenbeek, c’est l’histoire d’une assistante sociale qui vit un burn out suite aux attentats. Une lecture des événements dans une fiction sensible et presque réelle. Un hommage aux victimes et aux travailleurs sociaux qui ont tenté d’accompagner la douleur. 

On suit Nathalie dans des récits de vie qui s’enchâssent, deux journées qui l’ont amenée à " craquer " et à abandonner son travail d’assistante sociale à Molenbeek.

Nathalie se souvient de la journée du 16 janvier 2015, d’abord, où l’accueil d’une nouvelle stagiaire bouleverse ses habitudes et fait vaciller ses certitudes. Tout cela sur fond de démantèlement d’un groupe terroriste à Verviers, dans la foulée des attentats de Paris.

L’attentat de l’aéroport de Zaventem et surtout celui de la station de métro Maelbeek du 22 mars 2016 seront l’élément déclencheur de la culpabilité de Nathalie, de sa " bascule " dans le burnout qui l’envahit depuis.

Ces moments tragiques s’entrechoquent dans sa mémoire avec le souvenir des rencontres interpellantes de personnes en demande d’aide, qui constituaient son quotidien d’assistante sociale à Molenbeek : une mère maghrébine, une jeune fille turque, une jeune mère malienne, un demandeur d’asile camerounais,…

°°°

Episode 1

La journée du 16 janvier 2015, où l’accueil d’une nouvelle stagiaire bouleverse les habitudes de Nathalie et fait vaciller ses certitudes. Tout cela sur fond de démantèlement d’un groupe terroriste à Verviers, dans la foulée des attentats de Paris.

Extraits

Le caricaturiste Cabu : "Un dessin, c'est un fusil à un coup. Vous avez droit à un coup, donc il faut que ce soit un tir très précis. Mais quand c'est réussi, c'est un coup de poing dans la gueule. Moi je dessine un peu pour me venger, mais ce n'est pas une grosse vengeance, c'est pour me venger de tout ce que j'entends comme bêtises."

Nathalie"J'avais la sensation que c'était à ce moment-là qu'il fallait être à Molenbeek. Soutenir les familles immigrées qui veulent sortir de leur quartier. Leur faire rencontrer d'autres personnes, d'autres milieux. Pareil dans les écoles, stopper les écoles ghettos où il n'y a que des enfants de migrants. Donner du travail aux jeunes, donner du travail aux étrangers. On ne peut pas les laisser sur la touche et puis le leur reprocher."

Episode 2

Le 22 mars 2016, l’attentat de l’aéroport de Zaventem et surtout celui de la station de métro Maelbeek seront l’élément déclencheur de la culpabilité de Nathalie, de sa " bascule " dans le burnout qui l’envahit depuis.

Nathalie : "J'ai menti pour ne pas faire paniquer les parents, mais surtout pour oublier que je l'avais obligée à venir. Je n'osais pas imaginer qu'elle pouvait être l'une des victimes. J'avais besoin d'elle. Au service, mais aussi pour moi."


 

Une fiction radiophonique en deux parties, réalisée par Robert Scarpa, grâce à l’aide de la Fédération Wallonie-Bruxelles

Scénario, écriture, recherche d’archives et montage : Robert Scarpa

Prise de son, montage et mixage : Quentin Jacques

Avec, dans les rôles de :

  • Nathalie, l’assistante sociale : Isabelle Dumont
  • Nath, la stagiaire : Caroline Taillet
  • La première dame marocaine : Souad Khelil (épisode 1)
  • La jeune fille turque : Alexandra Geraci (épisode 1)
  • La deuxième dame marocaine : Hassiba Halabi (épisode 1)
  • La jeune mère malienne : Tiguidanke Diallo (épisode 2)
  • Le demandeur d’asile camerounais : Dominique Bela Atangana (épisode 2)

Remerciements à la Sonuma, à l’Atelier de Création Sonore Radiophonique et au Centre Bruxellois d’Action Interculturelle

Une production de l’ASBL La Bulle d’Or avec le soutien de l’ASBL Deux Temps Trois Mouvements

°°°

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK