Médiation, conciliation ou droit collaboratif : des alternatives aux tribunaux

"Trop régulièrement, des conflits pourraient être évités. Des conflits qui font du mal à des enfants, aux gens qui se battent alors qu’on pourrait trouver une manière intéressante de faire un pas de côté avec des procédures alternatives". Voici donc l’entrée en matière de Jean Van Hemelrijck, psychologue et psychothérapeute du couple et de la famille pour évoquer les MARC soit les modes alternatifs de résolution des conflits.


On les présente parfois comme étant les moyens de désengorger les palais. Certes, mais ici on veut prouver que ceux-ci offrent des manières douces de vivre des épreuves douloureuses.

" Le problème des séparations déchirantes c’est qu’on oublie qu’on a vécu une belle partie de sa vie avec cette personne. "

Génération post " Kramer contre Kramer "

Selon le psychologue et psychothérapeute du couple et de la famille, " il ne faut pas se voiler la face car il y a encore des dossiers dans lesquels le combat est nécessaire pour faire son deuil… Il est parfois nécessaire de se battre quand on a été outré, blessé profondément. On doit montrer à l’autre qu’on ne s’effondre pas. La colère a des vertus thérapeutiques à certains moments."

Il semblerait néanmoins que l’on soit plutôt actuellement dans une génération post " Kramer contre Kramer ".

Maintenant, "les gens veulent éviter les tribunaux car le processus est long et coûteux".

D’ailleurs, les avocats sont obligés de présenter ces différents modes de règlements de conflit à leur client.

Médiation ? Conciliation ? Droit collaboratif ? Quèsaco ?

Tout d’abord, la médiation est encadrée en Belgique et personne ne s’improvise médiateur. Il y a cependant des médiateurs formés agréés et non agréés. Le premier peut faire homologuer l’accord de médiation c’est-à-dire qu’il peut présenter devant le tribunal l’accord qui est pris par les parties. Le second, pas.

Dans la médiation et la conciliation, on travaille à trois : les deux parties et le médiateur dans le premier cas. Ici, les deux parties sont proactives c’est-à-dire qu’elles proposent les solutions elle-même. Dans la conciliation, le principe est le même. La seule différence ? C’est le conciliateur qui a un rôle actif.

Enfin, le droit collaboratif est lui aussi une solution alternative aux tribunaux. Dans ce cas, sont réunies les deux parties ainsi que leur avocat respectif car ici, la défense a un mandat : arriver à un accord. " Mais il semblerait que ce deuxième mode convienne mieux aux personnes qui se sentent plus faible et qui ont besoin d’un soutien permanent pour affronter l’autre ", précise l’un des invités.

 

Pour ces différentes pratiques, on ne parle pas d’obligation de résultat mais le taux de réussite flirte quand même avec les 80%.

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