Maria Deraismes, pionnière du féminisme et première franc-maçonne

" Depuis quand les femmes s'occupent-elles de politique ? demande Bonaparte à madame de Staël.
Depuis qu'on les guillotine, répond-elle. "
Quelques années plus tard, au milieu du dix-neuvième siècle, une femme développe la réponse de la romancière et ajoute : " elle eut pu dire, avec plus d'exactitude, que la femme a été victime, tout aussi bien que son compagnon, des fureurs religieuses, guerrières et révolutionnaires.
Loin de l'épargner à cause de la faiblesse de son sexe, on l'a rendue responsable de fautes qu'elle n'avait pas commises.
De tout temps, elle a été, à l'occasion, pendue, décapitée, torturée, brûlée massacrée : ce qui n'est pas plus doux que la guillotine.
On n'a pas attendu Quatre-vingt -treize pour lui donner l'égalité dans les supplices.
C'est la seule dont elle puisse se vanter à ce jour ".
Ainsi parlait Maria Deraismes, pionnière du féminisme et première franc-maçonne.

Invité Tristan Bourlard. " Le petit abécédaire du féminisme selon Maria Deraismes ".
" Maria, ma sœur ".

 

Réécoutez cette émission en cliquant ICI.
 

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK