Manque de diversité dans les entreprises bruxelloises - Le Dossier éco

Manque de diversité dans les entreprises bruxelloises - Le Dossier éco
Manque de diversité dans les entreprises bruxelloises - Le Dossier éco - © Tous droits réservés

Il n'y a pas assez de diversité dans les entreprises bruxelloises. Le constat est d'autant plus cinglant Michel qu'il émane de l'organisation patronale de Bruxelles, le BECI.

La discrimination la plus évidente touche d'abord les Bruxellois d'origine étrangère. Leur taux d'emploi stagne aux environs de 50% alors que pour les Belges de souche, le taux grimpe à 74%. Quand ils ont un emploi, leur ascension professionnelle est aussi plus difficile. Gâchis humain, gâchis aussi pour les entreprises puisque, c'est la conviction de Thierry Willemark le président de BECI, la diversité augmente la performance globale de l'entreprise et donc, sa rentabilité.

Pourquoi sont-elles si rares à le faire ?

Il n'y a pas de réponse simple à cette question. Un constat d'abord: à Bruxelles, 60% des offres d'emploi nécessitent un diplôme d'études supérieures ou universitaires, alors que la majorité écrasante des chômeurs bruxellois sont peu voire pas diplômés, et parmi eux, pas mal de personnes d'origines étrangères. Et puis, il y a aussi, un mélange d'habitudes sociales, de peurs un peu irrationnelles liées aux attentes supposées des clients, des préjugés racistes aussi.

A côté des discriminations liées à l'ascendance étrangère, le BECI s'est intéressé aussi à d'autres formes de discriminations dans les entreprises et notamment les discriminations qui touchent les travailleurs âgés. Un tiers des demandeurs d’emploi inscrits chez Actiris ont plus de 45 ans, ils ont de réelles difficultés à retrouver un travail.

 

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