Mali: Jean-Pierre Marquet, pisciculture à Ségou

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Adrien Joveneau et son équipe vous emmènent en Afrique de l’Ouest, et plus précisément au Mali, en compagnie de plusieurs personnages aux destins bien différents. Mais avant de tendre l’oreille et d’écouter ces récits faits d’exils, de combats et d’aventures, rencontre avec nos trois invités : Jean-Pierre Marquet, Christian Lax et Ba.

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Les belges du bout du monde au Mali © Tous droits réservés

Un pisciculteur belge à Ségou

Jean-Pierre Marquet est notre Belge du bout du monde. IL est à nos côtés depuis Ségou, au nord-est de la capitale malienne de Bamako. Ce spadois d’origine a pris goût au voyage dès sa plus tendre enfance, emmené – comme toute la famille – par le père au Sénégal. Une enfance et une adolescence dans de bonnes conditions, sur les plages à l’eau claire et remplies de poissons de Dakar.

C’est là qu’il développe son amour pour l’exploration sous-marine et la pisciculture. Une vocation dans laquelle il se lance dès son retour en Belgique à travers un baccalauréat scientifique et des études en agronomie à Gembloux.

D’un autre côté, il continue de voyager et découvre de très nombreux pays du monde, 24 au total. Parmi les voyages qui l’ont le plus marqué, Jean Pierre Marquet cite sa traversée de la Turquie depuis Istanbul avec son ami Mehmet. Mais c’est finalement vers l’Afrique que le jeune agronome repart avec sa jeune épouse Bernadette vers la fin des années 70. D’abord en Centre-Afrique, puis au Congo-Brazzaville, au Burundi et plus tard en RDC avant d’atterrir au Mali, où il  vit depuis 2013.

Une carrière entière consacrée à l’Afrique et à de multiples projets à travers lesquels il a apporté son expertise à de très nombreuses personnes. Jean-Pierre nous parlera de la mer donc, mais aussi de sa vie sur place, de son amour du voyage et des locaux.
 

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Les belges du bout du monde au Mali © Tous droits réservés
Les belges du bout du monde au Mali © Tous droits réservés

Du Mali au Louvre, le trajet fou d'une statuette africaine au bout de la mine de Lax

A l’autre bout du fil, à Bruxelles, voici Christian "Lax" Lacroix, auteur de bande dessinée. Ce scénariste de BD français nous parle de sa dernière œuvre : "Une maternité rouge" (Futuropolis).

Un livre illustré qui raconte l’odyssée étonnante d’un migrant malien chargé de ramener une statuette ocre de son pays natal jusqu’au musée du Louvre, à Paris. Un long périple pour préserver une œuvre d’art de la barbarie des islamistes de Daech. Un récit qui prend tout son sens à l’heure où un débat s’est ouvert sur la restitution des biens accumulés lors de l’époque coloniale par la Belgique et les autres puissances coloniales.

Thierry Bellefroid, journaliste et présentateur de la RTBF, nous donne lui son point de vue sur la dernière parution de "Lax".

Le combat d'un Malien pour une vie meilleure

Il aurait pu être le héros de la BD de "Lax", et son récit n’en est pas moins étonnant : Ba est malien, arrivé en Belgique en 2016 après un exil difficile à travers la Mauritanie, le Maroc, l’Espagne et la France, il a obtenu sa régularisation. Aujourd’hui, il a pu trouver un logement et s’est lancé dans une formation en soudure.

Ba nous parle de son voyage et de son combat pour vivre ici, une belle histoire qui fait écho à la BD de Christian "Lax".
 

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