Les YouTubeurs, ces gens qui tirent parfois profit de leur activité en ligne

Les YouTubers, ces êtres qui tirent parfois profit de leur vie en ligne
Les YouTubers, ces êtres qui tirent parfois profit de leur vie en ligne - © Tous droits réservés

Aujourd'hui, les jeunes ont délaissé la télévision au profit d'Internet et de ses YouTubeurs. Bien que la plupart de ces vidéastes en herbe ne gagnent rien, une infime partie d'entre eux sont toutefois devenus millionnaires grâce à leur activité en ligne. Quels sont les modèles économiques qui sous-tendent le fait que l'on puisse gagner sa vie avec YouTube ?

"Il n'y a pas un modèle économique pour ces YouTubeurs, il y en a plusieurs", avertit d'emblée Boris Krywicki, assistant au Département d'Arts et Sciences de la Communication de l'ULG. " Il y a également plusieurs degrés de revenus. Pour ceux qui gagnent bien leur vie, la rémunération vient de plusieurs sources : la pub diffusée sous forme de bande-annonce avant le lancement de la vidéo, les partenariats commerciaux dans lesquels ils font du placement de produits, une vidéo avec l’univers d’une marque,... "

Pour les plus modestes des YouTubeurs, on retrouve également plusieurs modèles économiques. Il y a beaucoup de mécénat participatif, c’est-à-dire des plateformes comme Patreon aux USA, Tipeee en France, où le public choisit de verser un montant de son choix à chaque publication d’une vidéo du créateur. Bien souvent, ce mécénat permet tout juste de couvrir les coûts de production, surtout quand l’audience du YouTubeur est limitée.

 

Cyprien, Norman, EnjoyPhoenix,… la première vague de Youtubeurs qui a connu le succès

Ces YouTubeurs ont en effet en commun de faire partie du même "network", Mixicom (depuis lors rachetée par Webedia), qui est en fait l’agence qui gère leur communication, leurs tournages, l’évolution de leur carrière. " On parle de première vague parce que ces YouTubeurs se sont fait connaître sous l’égide de la même société, qui est d’ailleurs aujourd’hui le premier network de France ", explique Boris Krywicki. " D’ailleurs, il y a une activité économique à part entière autour de ces YouTubeurs. Comme dans tout boom d’un secteur, des sociétés saisissent l’occasion de s’engouffrer dans la brèche. Mixicom était au départ une régie publicitaire dont le slogan – " Communiquer pour vendre " - était assez révélateur. Et cette régie a vu chez ces YouTubeurs l’opportunité de gagner de l’argent mais y aussi vu une aventure managériale intéressante."

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