Les réseaux sociaux nous rendent-ils heureux ?

Les réseaux sociaux nous rendent-ils heureux ?
Les réseaux sociaux nous rendent-ils heureux ? - © Tous droits réservés

Les réseaux sociaux sont omniprésents dans nos vies. Utilisés par 40% de la population mondiale, et quotidiennement par 80% des 16/24 ans, les réseaux sociaux représentent la deuxième activité de notre temps d‘éveil (après le temps passé devant la télévision). En moyenne, C’est près de 5 ans et demi de notre vie que nous passons sur ces réseaux sociaux. Mais nous rendent-ils heureux ?

Indéniablement, les réseaux sociaux présentent de nombreux avantages : outre le partage de contenus et d’informations, les réseaux sociaux nous permettent d’entretenir des liens avec des personnes à distance. Avec la création de communautés en ligne, tel que la Plateforme citoyenne d’hébergement des réfugiés par exemple, les réseaux sociaux permettent de communiquer, d’inspirer et surtout de coordonner une action.

Cependant, tout un ensemble d’études tend à confirmer que l’utilisation intensive des réseaux sociaux peut avoir un effet délétère sur notre bien-être. Le temps passé sur Facebook entraine chez beaucoup d’utilisateurs une attitude de "comparaison". En effet, plus nous passons de temps sur Facebook, plus nous avons tendance à croire que les autres sont finalement plus heureux que nous. Selon Ilios Kotsou, "les réseaux sociaux favoriseraient une tendance qui nous pousse à sous-estimer la prévalence d'émotions négatives et à surestimer celle d'émotions positives". L’exemple le plus concret reste Tinder. La surveillance de son apparence, l’internalisation des attentes de la société concernant les standards de beauté… Cette vision déformée de la vie peut aggraver leurs sentiments de solitude et d'isolement.

Les réseaux sociaux ne sont pas très "sociaux"

Selon une étude publiée en 2014 dans le journal "Computers in Human Behavior", la plupart des utilisateurs des réseaux sociaux ne s’en servent pas pour communiquer. Paradoxalement, L’avènement des nouvelles technologies, abimerait nos relations avec le reste de la population. L’addiction au smartphone et réseaux sociaux amène au "phubbing", un phénomène qui consiste à ignorer les personnes physiques qui nous entourent en préférant utiliser son smartphone.

Les conseils d’Ilios Kotsou

Vérifiez votre niveau de dépendance. Prenez conscience du nombre de fois où vous regardez votre smartphone sur une journée. Luttez contre les vols d’attention ! Désactivez les notifications de la plupart de vos applications. Ne soyez pas l’esclave de votre smartphone. Prévoyez des moments et des endroits de déconnexion : une  "detox digitale" ou vous partagez de vrais moments avec votre famille.

Ilios Kotsou est Docteur en psychologie et Maitre de Conférences à l'Université Libre de Bruxelles, il analyse chaque semaine un thème fondamental de nos vies quotidiennes. Retrouvez-le sur son blog, sur sa page Facebook et tous les dimanches dans Week-end Première *

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