Les nouveaux défis des CPAS

Il y a d'abord la forte hausse du nombre de bénéficiaires du revenu d'intégration sociale. Les inégalités sociales se creusent, la paupérisation avance, les demandes d'aide sont multiples. L'explosion du nombre de bénéficiaires est due aux réformes du chômage, à la limitation dans le temps des allocations d'insertion, à la dégressivité des allocations, au renforcement de l'activation et donc des exclusions du chômage, sans compter l'impact de l'afflux de réfugiés qui ont fui les guerres.

Et puis les nouvelles règles imposées par le Fédéral. Le projet individualisé d'intégration sociale (PIIS), par exemple. Un contrat qui engage tous les bénéficiaires.

 

En savoir plus sur le PIIS

"Le nouveau projet individualisé d'intégration sociale nous fait craindre
que les gens soient orientés à la va-vite,
sans tenir compte de leurs besoins ou de leurs demandes."
_____________________

 

Aujourd’hui, une personne sur deux qui pousse la porte d'un CPAS n'a aucune ressource financière : ni emploi, et donc pas de salaire, ni allocation de chômage, ni revenu de remplacement.

Outre l'aide financière avec le revenu d'intégration sociale, la mission des CPAS est aussi de faire face aux problèmes de logement, d'endettement et de santé.

 

> La mission des CPAS est de garantir à chacun une vie conforme à la dignité humaine <


 

Quelles sont les aides apportées,
quelles sont les difficultés rencontrées
face à une paupérisation croissante de la société ?

 

 

Marie Paule Jeunehomme et Ariane Dufrasne, pour Transversales, ont poussé la porte du CPAS de Saint-Gilles à Bruxelles, c'est l'un des plus importants de la capitale. Elles y ont rencontré des travailleurs sociaux mais aussi des bénéficiaires.

Première étape à l'Espace Ressources, un espace créé au sein du CPAS pour permettre de resocialiser ceux qui ont vraiment décroché...

Espace Ressources essaie de travailler pour chacun un projet pour l'après : l'accès à l'emploi, une formation, de l'insertion sociale, ou encore autre chose pour ceux qui n'auront pas accès au marché de l'emploi pour diverses raisons. Le but étant pour eux de ne plus rester seul à la maison.


_____________________

Ecoutez...

______________________

 

"On se dit que le CPAS, c'est l'antichambre de la rue. C'est la dernière porte avant l'effondrement total. (...) Mais grâce au CPAS, il y a moyen de remonter la pente, de remonter le moral et, avec le moral, on reprend confiance en soi."

Etienne, 52 ans
_____________________

VIDEO - JT du 15/12/2016

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK