Les femmes les plus cruelles de l'histoire

Les femmes les plus cruelles de l'histoire
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Nous sommes à la fin du septième siècle, sous le règne de la seule femme impératrice de Chine : Wu Zetian. Celle-ci fonda sa propre dynastie, la dynastie Zhou.

Comme beaucoup des dirigeants chinois, l'impératrice exécute quiconque ose la défier. Elle peut d'ailleurs s’appuyer sur une bande d’eunuques qui n’hésitent pas à empoisonner où à jeter les opposants dans des puits très profonds.

Bien avant elle, six siècles plus tôt, la reine Boadicée s’était embarquée dans une lutte sanglante contre les Romains. On la tient même pour responsable de la mort d’au moins 80 000 personnes.

Enfin, plus proche de nous, au tournant des 18 et 19e siècles, la reine Ranavalona de Madagascar fera périr un tiers de son peuple converti au catholicisme. L’exploratrice Ida Pfeiffer dira d’elle : " Il s’agit d’une des femmes les plus cruelles et les plus arrogantes au monde. Son histoire n’est faite que de carnages et d’horreurs. "

Qui sont ces femmes qui violentes, cruelles, sans pitié ? Partons à la rencontre de quelques-unes d’entre elles avec notre invité Alain Leclercq, historien et auteur du livre Les femmes les plus cruelles de l'histoire - Éditions Jourdan

Elisabeth Bathory

Élisabeth Báthory naît dans en Hongrie en 1560. Plutôt érudite, Élisabeth est une femme cultivée, sachant lire et écrire en magyar, allemand, slovaque, roumain, grec et latin. Elle est fiancée à l'âge de 11 ans à Ferenc Nádasdy, un guerrier peu cultivé. Cependant, les deux amants vont se trouver une passion commune: Ferenc passe son temps à torturer les prisonniers... Et à penser à de nouvelles méthodes de torture quand il n'en a pas, ce qui titille Élisabeth.

Son mari meurt en 1604, à l’âge de quarante-sept ans. Après avoir répudié sa belle-mère et ses enfants, la comtesse prend le contrôle du domaine familial. Mais c'est lorsque ses premières rides apparaissent que sa cruauté fait réellement surface: écoutant une croyance locale disant que le sang des jeunes vierges aurait le pouvoir de lui offrir une éternelle jeunesse, elle sacrifie des dizaines de jeunes femmes.

Lors de son procès, des descriptions de tortures seront mises en évidence. Parmi les atrocités décrites, on cite notamment :

  • De longs passages à tabac, entraînant souvent la mort ;
  • Des brûlures et autres mutilations des mains, parfois aussi sur le visage et les parties génitales ;
  • Des morsures atteignant des parties de peau du visage, des bras et du corps ;
  • Une exposition au froid entraînant la mort ;
  • Une mise à mort par dénutrition.

Le 21 août 1614, Élisabeth Báthory meurt dans son château.

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