Les Éclaireurs : Hématologie, Marionnette & Bioluminescence

Fabienne Vande Meerssche
10 images
Fabienne Vande Meerssche - © Tous droits réservés

Fabienne Vande Meerssche (@FVandeMeersschereçoit ce samedi Jérôme Delroisse, zoologiste moléculaire, chercheur postdoctoral dans le laboratoire de Biologie des Organismes marins et Biomimétisme de l’Université de Mons, Jonathan Douxfils, docteur en Sciences Pharmaceutiques et Biomédicales, CEO du Laboratoire Qualiblood, Université de Namur et Anaelle Impe, doctorante à l’Université Saint Louis-Bruxelles, dont les travaux portent sur l’utilisation de la marionnette dans le théâtre contemporain.

Jérôme Delroisse

Jérôme Delroisse est un "zoologiste moléculaire". Chercheur postdoctoral à l'Université de Monsfinancé par le FNRS, il travaille dans le Laboratoire de Biologie des Organismes Marins et Biomimétisme. Son projet actuel porte sur différents aspects de la biologie d'une espèce de concombre de mer aquacultivée.

La recherche de Jérôme Delroisse traite principalement de questions de zoologie fondamentale relative à la "photobiologie", qui est l'étude de l'action de la lumière sur les êtres vivants. D'une part, il tente de comprendre comment certains organismes, dépourvus d'yeux au sens strict du terme tels que les échinodermes (étoiles de mer, oursins,...), sont capables de percevoir la lumière. Il s'intéresse aux fonctions biologiques de cette perception lumineuse non-visuelle et à l'évolution de ces capacités particulières dans l'arbre de la vie.

Jérôme Delroisse veut cerner comment cette perception "extraoculaire" peut, chez les organismes bioluminescents, être couplée fonctionnellement à l'émission de lumière par bioluminescence.

En parallèle, l'expertise de Jérôme Delroisse est centrée sur l'utilisation de méthodes moléculaires récentes comme le séquençage haut-débit d'acides nucléiques. Il utilise cette expertise pour mieux comprendre, toujours dans un contexte évolutif, l'organisation du système nerveux de ces organismes si particuliers.

Après un Master en Biologie des Organismes et Ecologie à l'Université de Mons, une thèse dans le laboratoire de Biologie Marine de l'UMONS qui portait sur la perception "extraoculaire" de la lumière chez les invertébrés marins (en particulier, les ophiures), Jérôme Delroisse a séjourné en Angleterre pour un post-doctorat à la Queen Mary University de Londres.   
Son travail (sur la bioluminescence) a été mis en évidence dans différents médias.
(Cliquez ICI pour lire l'article publié dans Daily Science : "La bioluminescence des ophiures décryptée à Mons".)

Jonathan Douxfils

Titulaire d’un diplôme en sciences pharmaceutiques en 2011, Jonathan Douxfils a entamé dans la foulée un doctorat à l’Université de Namur sur "l’évaluation du risque hémorragique et thrombotique associé à l’utilisation des anticoagulants" dans le laboratoire du Professeur Dogné en collaboration avec le Professeur Mullier du CHU UCL Namur. Pendant ces 4 années, il a mené, en parallèle, un assistanat en encadrant les travaux pratiques de biochimie générale et de pharmacognosie.

Ses travaux de recherche lui ont permis d’appréhender divers secteurs du métier de chercheur, depuis la recherche fondamentale jusqu’au travail sur dossier en pharmacovigilance. Il est d’ailleurs depuis 2012 évaluateur externe en pharmacovigilance à l’AFMPS,  une mission enrichissante qui permet d’ouvrir son esprit analytique à une vision plus globale de la santé publique. 

Après l’obtention de sa thèse en 2015, Jonathan Douxfils a entamé  une formation en entrepreunariat avec le NEC (Namur Entrepreneurship Center), parallèlement à la poursuite de ses recherches en collaboration avec le CHU UCL Namur et le Namur Thrombosis and Hemostasis Center. Au cours de cette formation, il décide, avec son associé au laboratoire de recherche Damien Gheldof, de scinder le projet initial d’entrepreneuriat en deux : un laboratoire d’analyse sanguine spécialisé qui donnera naissance à la première spin-off, QUALIblood (soutenue par le fond d’investissement UNamur Venture et des investisseurs privés), et un projet de recherche et développement nommé Hemosafe, actuellement soutenu par un subside First Spin-Off (FSO) et qui doit mener à la création d’une entreprise en 2019. 

À côté de ces activités de recherche et d’entrepreunariat, Jonathan Douxfils donne cours à l’Université aux étudiants en sciences pharmaceutiques et en sciences biomédicales. Il a été nommé Maitre de Conférence pendant deux années consécutives avant d’obtenir en juin 2018, un contrat académique à l’Université de Namur. 

Enfin, Jonathan Douxfils continue toujours à professer en officine durant ses week-ends. Ceci lui permet de garder  contact avec la profession initiale de pharmacien d’officine et de rester en prise avec l’essentiel de son métier, à savoir le bien-être du patient et une approche sociale de santé.

Anaëlle Impe

Anaëlle Impe est chercheure en langues et littératures françaises et romanes. Elle est doctorante à l’Université Saint-Louis-Bruxelles et travaille à sa thèse pour laquelle elle a bénéficié d’une bourse FRESH du Fonds de la Recherche scientifique (FNRS).

Titulaire d’un baccalauréat en philosophie (Université Saint-Louis) et d’un master en langues et littératures françaises et romanes (Université de Liège), Anaëlle Impe est  membre du Centre Prospéro  Langage, image et connaissance ainsi que du Laboratoire des Arts et Philosophies de la Scène (LAPS).

La thèse d’Anaëlle Impe est intitulée "Ce vide qui nous regarde lorsque nous voyons une marionnette. Approches esthétique, épistémologique et anthropologique du marionnettique sur la scène occidentale contemporaine". Menées sous la direction d’Isabelle Ost, ses recherches portent sur l’utilisation et la question de la nécessité de la marionnette dans le théâtre contemporain.

Désireuse d’ancrer ses recherches théoriques dans une pratique artistique, Anaëlle Impe se forme à l’art marionnettique en suivant diverses formations professionnelles, notamment à l’Institut International de la Marionnette de Charleville-Mézières ou au Centre de la Marionnette de la Fédération Wallonie-Bruxelles à Tournai.

En 2015, Anaëlle Impe a participé au concours interuniversitaire "Ma Thèse en 180 secondes".

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK