Les confidences de Jean Rochefort

Jean Rochefort
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Jean Rochefort - © OLIVIER HOSLET - BELGA

Jean Rochefort nous a quittés le 9 octobre 2017. Il avait reçu Cécile Poss chez lui pour un entretien de deux heures. A écouter ou réécouter ici...

L'acteur revient d'abord sur son enfance sous le climat gris de Nantes, il parle de ses parents, de sa passion naissante pour la comédie ; il raconte l’amitié qui va le lier à Jean-Pierre Marielle, Jean-Paul Belmondo, Philippe Noiret, Bruno Cremer et Annie Girardot.

Jean Rochefort se souvient avec humour de ses débuts, des premiers fous rires sur scène, du théâtre, d’un théâtre qu’il rêve toujours accessible à tous.

 

Il évoque son ouvrage Ce genre de choses publié chez Stock.

 

" Longtemps j’ai joué avec les mots des autres.
J’ai voulu jouer avec les miens
et puis tardivement,
j’ai constaté que mes mots les uns derrière les autres
racontaient des histoires.
Alors pourquoi pas ? "

Ecoutez la 1e partie de l'entretien...

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C’est sur le film Cartouche de Philippe de Broca que Jean Rochefort tombe littéralement amoureux des chevaux.

Le comédien est fasciné par le monde animal, par toute forme de vie en général et n’éprouve que peu de considération pour l’homme.

Les horreurs qu’il a vues durant la Seconde Guerre Mondiale le hantent encore aujourd’hui au point de le réveiller la nuit.

Jean Rochefort raconte sa passion pour la nature, il revient sur quelques moments clés de sa vie et il se souvient des films qui l’ont particulièrement marqué.

Ecoutez la 2e partie de l'entretien...

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Jean Roche­fort est né le 29 avril 1930 à Dinan.

Adoles­cent, il s'ennuie ferme­ment dans sa paisible province. Il s'installe à Paris pour suivre les cours d'art drama­tique de l'école la rue Blanche puis du Conser­va­toire à partir de 1951. Ses cama­rades de jeu s'appellent Jean-Paul Belmondo et Jean-Pierre Marielle. La joyeuse bande ne se quitte plus.

Jeune comé­dien en herbe, il est enrôlé par la compa­gnie de théâtre Grenier-Husse­not, et joue dans de nombreuses pièces d'Harold Pinter, notam­ment aux côtés de Delphine Seyrig.

Au cinéma, il fait ses premiers pas au début des années 60 dans des films histo­riques (Le capi­taine Fracasse, Cartouche, Le masque de fer). Il tourne sous la direc­tion de Philippe de Broca à plusieurs reprises dans les années 60 (Les tribu­la­tions d'un chinois en Chine, Le Diable par la queue).

Dans les années 70, il prête son talent comique aux films d'Yves Robert (Le Grand blond avec une chaus­sure noire, Un éléphant ça trompe énor­mé­ment, Nous irons tous au para­dis). En 1976, il décroche le César du meilleur second rôle pour Que la fête commence de Bertrand Taver­nier puis en 1978 celui de meilleur acteur pour Le Crabe-Tambour de Pierre Schoen­doerf­fer.

VIDEO - Un éléphant ça trompe énormément, un film de Yves Robert avec Jean Rochefort et Anny Duperey - 1976

Acteur fidèle, il colla­bore égale­ment à de nombreuses reprises avec Patrice Leconte dans les années 90 (Le mari de la coif­feuse, Les grands ducs, Ridi­cule). En 1999, il reçoit un César d'honneur.

Dans les années 2000, l'acteur choi­sit ses rôles avec parci­mo­nie et se tourne vers la jeune garde des cinéastes français; Bernie Bonvoi­sin (Blanche), Edouard Baer (Akoi­bon), ou encore Guillaume Nicloux (La clef). En 2004, il est de retour sur les planches dans Heureux ? de Fernand Raynaud.

VIDEO - Ridicule, un film de Patrice Leconte avec Charles Berling, Jean Rochefort, Fanny Ardant, 1996 

Plus rare sur les plateaux de tour­nage depuis 2009, il revient en 2012 avec L'artiste et son modèle de Fernando Trueba pour lequel il reçoit une nomi­na­tion en Espagne au Goya du meilleur acteur. En juin 2015, il est à l'affiche du film de Philippe Le Guay, Floride.

Passionné de chevaux depuis sa plus tendre enfance  – son grand-père possé­dait des chevaux de fiacre en Bretagne  il découvre l'équi­ta­tion à 30 ans pour les besoins du film Cartouche de Philippe de Broca (1961). Dès lors, en dehors des plateaux de tour­nage, le cava­lier se lance dans l'élevage de chevaux. Il possède le Haras de Villequoy dans les Yvelines.

En 2000, sur le tour­nage de L'homme qui a tué Don Quichotte, l'acteur se blesse et doit se faire opérer d'urgence d'une double hernie discale, depuis il ne peut plus monter à cheval. En 2011, Jean Roche­fort, égale­ment féru d'art, publie Le Louvre à chevalun livre sur le cheval dans l'art (Louvre Editions).

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VIDEO SONUMA - Cinéscope en 1988 avec Arlette Vincent

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