Le traitement automatique du langage. Les nanoparticules d'or. Que dit-on aux migrants ?

Amandine Van Neste

Assistante et doctorante en communication à l'ULB, Amandine Van Neste oriente actuellement sa recherche autour de la question "Que dit-on aux migrants? Regards croisés sur la communication des instances et des associations qui gèrent l’asile en Belgique". Amandine Van Neste étudie le "contrat de communication" construit entre les institutions et associations qui gèrent l’asile au quotidien en Belgique et le demandeur d’asile durant la procédure. S’il est important d’analyser ce que disent les médias, les institutions, l’opinion publique ou les politiciens à propos des demandeurs d’asile, il est tout autant capital de comprendre ce que leur disent les organisations en contact direct avec les demandeurs d’asile. Le caractère interdisciplinaire de cette recherche implique de manier des outils et des cadres théoriques issus de la communication institutionnelle, de l’analyse de discours, de l’histoire et de la sociologie, plus spécifiquement l’approche socio-historique.

Amandine Van Neste s'est également engagée dans le projet "Migration, au-delà des préjugés", un collectif à l’Université Libre de Bruxelles composé des différents membres de la communauté universitaire, accompagné par l’organisation de jeunesse (CJD). Ce collectif s'est rassemblé bénévolement depuis la crise humanitaire des réfugiés autour d’un objectif commun : élaborer un outil de formation sur les enjeux liés aux migrations et intervenir avec cet instrument auprès des jeunes.

Stéphane Lucas

Professeur au Département de physique de l'UNamur, le physicien Stéphane Lucas est directeur du Laboratoire d’Analyse par Réactions Nucléaires (LARN) et de la plateforme technologique SIAM, Synthèse Irradiation & Analyse des Matériaux. Ses recherches portent sur la science des matériaux et sur la science de la vie: la réponse cellulaire à l'irradiation des particules (Radiobiologie-Protonthérapie), les processus matériels par décharges de plasma, l'évaluation des risques des nanomatériaux (Namur Nanosafety Center) et la simulation par ordinateur de la croissance de la couche. Dans le cadre des activités de NARILIS (Namur Research Institute for Life Sciences), Stéphane Lucas coordonne le projet Theraplus dont l'objectif est d'utiliser un assemblage, composé de nanoparticules d’or et d’anticorps, capable de cibler de manière spécifique les cellules tumorales. Cet assemblage permet d'accroître l’efficacité des traitements d’irradiation utilisés en radiothérapie classique (traitement par rayons x) et en protonthérapie dans le traitement du cancer. Stéphane Lucas est également le promoteur du Projet Havcoat (High Added Value CAOting): le développement d'un revêtement plasma adapté à des coussinets moteur pour réduire l'usure et le coefficient de frottement de ces pièces, tout en acceptant une phase de conformage.  

La plateforme technologique Synthèse, Irradiation et Analyse de Matériaux - Siam

Cédrick Fairon

Après avoir étudié la Philologie romane et en complément la linguistique et la philosophie à l’UCL, Cédrick Fairon a réalisé une thèse en informatique à l’Université Paris 7 et un post-doctorat à l’Université de New York (NYU). Il a débuté sa carrière scientifique chez Educational Testing Service (ETS) à Princeton où il a travaillé quelques mois avant d’être engagé en 2001 à l’UCL. C’est à cette époque qu'il a fondé le CENTAL, Centre de Traitement Automatique du Langage de l'UCL. Cédrick Fairon s’intéresse à la description formelle des langues pour le traitement automatique du langage (TAL) et aux applications informatiques qui reposent sur l’usage de ressources linguistiques (dictionnaires et grammaires électroniques). Ses recherches ont notamment mené à la création d’une Spin-Off (spécialisée dans la recherche et l’extraction d’informations médicales : https://www.earlytracks.com/) et au lancement d’applications grand public (par exemple, le logiciel Ortalia pour l’apprentissage de l’orthographe qui propose des dictées progressives corrigées automatiquement : http://www.ortalia.com).

Les HERA Awards

Les HERA Awards, initié par la Fondation pour les Générations Futures en 2010, récompensent des thèses de doctorat et des mémoires de Master qui répondent de façon soutenable aux défis actuels de notre société. L’édition 2018 récompensera des mémoires dans 7 domaines : la santé, l’architecture, le design, l’IT, l’économie coopérative, la finance responsable et l’alimentation. Il y a 2.500 € à la clé pour chacun des sept lauréats 2018. Les candidatures se clôturent ce mardi 10 octobre, donc lancez-vous et postulez maintenant via www.fgf.be/hera !

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