Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

La presse qui, ce matin, scrute encore la situation en Tunisie. Le pays devrait vivre ce vendredi une journée de grève générale.

La Tunisie est au bord du chaos, écrit le Figaro, en train de sombrer dans la violence. Le parti au pouvoir est incapable d'assurer un minimum de stabilité au pays. Et l'assassinat, mercredi, du dirigeant de l'opposition Chokri Belaid a dissipé les derniers espoirs que l'on pouvait avoir quant à une transition pacifique.

La Tunisie, aujourd'hui devenue miroir des dérives du "printemps arabe", disposait pourtant d'atout qui aurait pu lui épargner le drame qu'elle connait aujourd'hui. Un niveau d'éducation élevé, une classe moyenne nombreuse, une société civile dynamique, une administration efficace et une économie performante. Le berceau du printemps arabe vit pourtant à l'heure du drame, poursuit le Monde. Des heures graves, dangereuses et qui peuvent tourner à la tragédie. D'un côté, les sympathisants du parti majoritaire, la formation islamiste Ennahda qui domine gouvernement et assemblée constituante. De l'autre, les tenants d'une laïcité généreuse, saisi d'effroi devant la montée des provocations et des violences perpétrées par des groupes agissant au nom de l'Islam politique.

Pour qu'elle ne s'enfonce pas plus loin dans le drame, conclut le quotidien français, il faudra, à la Tunisie, toute l'antique sagesse qu'on lui prête souvent.

A lire encore, ce matin dans le Huffington Post, ces menaces de mort contre des journalistes de France Télévision.

Mercredi, un mystérieux collectif a assuré dans un communiqué qu'il s'en prendrait physiquement aux salariés du groupe si certains animateurs restent à l'antenne. La menace est prise au sérieux par France Télévision qui a porté plainte. Le - ou les auteurs se réclament du "Groupe P", inconnu, mystérieux reconnaît, ce matin le Nouvel Obs qui reprend une source proche du dossier. Il faudra déterminer s'il s'agit d'un acte isolé d'un déséquilibré ou de menaces réelles. Le nom des animateurs cités dans la lettre de menace n'a pas été dévoilé.

Lui par contre, est connu. Julian Assange, le fondateur de Wikileaks est en train de perdre ces supporters constate le Times. Et notamment le soutien de Jemima Khan, journaliste et activiste qui le soutenait jusqu'ici. Pour le quotidien britannique, en restant enfermé dans les bâtiments londoniens de l'Ambassade d'Equateur. En continuant à fuir des accusations qu'il n'a - ni moralement, ni juridiquement, de bonnes raisons de ne pas affronter, Julian Assange a transformé sa création en farce. Ces supporters prétendront sans doute que tout cela n'est que le résultat d'une campagne menée dans l'ombre pour le discréditer. C'est possible, conclut le Times, mais reconnaissons aussi que Julian Assange a largement contribué à se discréditer lui-même.

Un chiffre qui nous donne une image de l'Italie, c'est la Une ce matin de la Repubblica.

Chaque seconde, le béton dévore 8 mètres carrés en Italie. Cela pourrait être le signe d'un secteur de la construction en bonne santé, mais le quotidien italien y voit surtout une raison de s'inquiéter. L'institut supérieur de la protection et de recherche sur l'environnement met en garde. Cela fait 5 ans que ça dure. Ce chiffre peut être comparé aux statistiques annuelles. En 1956, il y avait environ 170m2 de construction par Italien. On est aujourd'hui au double. Face à une moyenne européenne bien plus faible, cela fait de l'Italie l'un des pays les plus meurtris en terme de consommation du sol.

Nous Georges, on a calculé. Le temps de cette revue de presse, c'est 1680m2 de béton qui ont coulé.

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