Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Avec pour commencer, cette plainte de la Justice américaine contre l'agence de notation Standard&Poor's.

"J'espère que nous serons riches et à la retraite quand tout ce château de carte se sera effondré..." Voilà ce qu'écrivait un employé de Standard&Poor's en 2006 et qu'El Pais reprend ce matin en Une. Ce mail comme plus de 20 millions d'autres pages ont été décortiquées par le département de la Justice qui a décidé de porter plainte. Plusieurs conversations entre analystes sont encore ce matin mises en avant par la presse belge et internationale.

Dans la presse belge comme internationale, d'autres conversations entr'analystes mises en avant. L'annonce fait la Une du Monde qui le note ce matin, c'est inédit dans l'histoire de la finance. Et cette première, on la doit au fait qu'une première négociation ait échoué. Washington exigeait plus d'un milliard de dollars d'amende. La plainte porte sur la manipulation de la note de certains produits financiers; Ces fameux produits toxiques à l'origine de la crise financière de 2008, et qui jusqu'au dernier moment ont bénéficié d'excellentes notes de la part de l'agence de notation - comme d'ailleurs de la part de ces concurents. Que faut-il attendre de cette plainte ? Le Monde explique que la procédure devrait se clôre par une amende. Le montant constituera alors une sorte d'indicateur symbolique du niveau de la fraude officiellement non admise. Les concurents suivraient vraisemblablement et puis, si l'affaire se clôture par une condamnation, ou une transaction, des investisseurs pourraient alors à leur tour se retourner contre les agences. Reponse de l'agence de notation dans l'International Herald Tribune. Les accusations sont fausses.

En attendant, conclut El Pais, l'administration fiscale américaine réclame déjà plus de 3.700 millions d'euros à l'agence de notation.

Les déclarations de Francçois Hollande - hier au Parlement européen de Strasbourg font ce matin la Une de la presse. La Une et les caricatures.

"Après le Mali, je viens libérer l'Europe de la rigueur... " lâche un François Hollande tenue de camouflage et béret rouge de parachutiste qui atterit dans l'hemicycle européen. Dessin de Plantu en Une du Monde pour résumer ce message du président français. Il est temps d'agir pour contrer l'euro fort. Ce message-là, c'est la Une du Financial Times.

Le Figaro, comme le reste de la presse française connaît aujourd'hui des soucis de distribution. Mais dans sa version électronique, le quotidien évoque un cavalier seul pour François Hollande. Lâchant des flèches en direction de Berlin et d'Angela Merkel ou en direction de Londres et de David Cameron. Jugez plutôt... "L'Europe ne peut se contenter d'être un marché. Une addition de nation où chacun viendrait chercher ce qui lui paraît utile" voilà pour Cameron. "Le désendettement, la compétitivité, c'est important, mais cette politique doit être appliquée avec discernement" et voilà pour Angela Merkel qui plaide pour une stricte discipline financière.

Les marchés, constate le temps à Genève, n'ont pas tremblé à l'issue de ce premier discours, surtout destiné en fait aux députés européens.

C'est l'image du jour, dans la presse. Un homme entièrement bionic qui fait sensation.

Si l'on accepte qu'il n'ait pas de cheveux, c'est un homme complet avec tous les organes - artificiels, bien entendu mais qui fonctionne. Du sang synthétique et des membres motorisés, une trachée artificielle et j'en passe... Plus qu'un chef d'oeuvre de robotique, explique le Times, il s'agit de démontrer l'ensemble des prothèses qui existe. L'humanoïde fait 2 mètres pour un bon million. Ca fait cher le centimètre. Il s'appelle Rex, et quand on voit sa photo, on ne manque pas de se poser une question mais pourquoi diable porte-t-il des lunettes? Tant qu'à être bionic, autant ne pas être myope... Sans doute est-ce pour le look...

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