Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Avec un premier arrêt en Egypte.

L'Egypte qui s'enfonce dans la tourmente et la violence. Dans le chaos, résume le Monde. Le plus grand pays arabe vacille. Deux après la "révolution de la place Tahrir" les Egyptiens vivent à l'heure d'une anarchie rampante. Dix jours d'affrontements de rue et un climat de violence ont achevé de détériorer une situation économique déjà catastrophique. Le tourisme, les investissements étrangers sont en chute libre. L'Etat au bord de la faillite financière mais d'abord miné par la faillite politique. Le Premier président librement élu d'Egypte devait ouvrir grand son gouvernement. Il devait rassurer et inclure. Il n'a pas pu, ni su le faire. Et ses opposants ne l'ont pas aidé. Comme s'ils rejettaient la légitimité d'un homme venu d'une famille politique qui a récupéré plus qu'elle n'a provoqué la révolution de 2010.

En attendant, conclut le Monde, sur les bords du Nil, un vieux peuple réclame son dû. Une élite responsable.

Une fois n'est pas coutume, l'Iceland fait ce matin l'objet d'un reportage - c'est à la Une de l'International Herald Tribune.

L'Islande. Capitale Reykjavik. L'un des premiers état frappé par la crise. Et l'un de ceux qui s'en sont le mieux sorti. Bien plus vigouresement que les Etats-Unis note le quotidien. Eh bien, puisque cette crise a frappé durement le pays, l'Islande a décidé de mener l'enquête. Très sérieusement. Avec, en charge des investigations, un procureur spécial et les services de la police. Le chef de ces services le reconnaît, un criminel typique, c'est assez simple. Il sait clairement quand il franchit la ligne rouge. Et il différencie le bien du mal. Ici, c'est bien plus compliqué, les suspects n'ont pas conscience de franchir une ligne et quand on leur pose des questions, il défend chacun des actes qu'ils ont posé. Les suspects, ce sont clairement les banquiers. L'ancien directeur de vente pour la banque Kaupthing en Islande le reconnaît. C'est plus facile de dire que vous dealez de la drogue que d'avouer être banquier. L'homme a déjà été entendu par la police; Il n'a pas été accusé. Une poignée à peine de banquiers ont été inquiétés. Les responsables notamment de l'une des 3 banques tombées en failitte en 2008 ont été convaincus d'une fraude de plus de 70 millions. Pour les Islandais, les peines de prison (9 mois dont 2 tiers avec sursis) sont trop faibles mais le procureur spécial explique... Ce qui importe surtout c'est d'obtenir une condamnation des agissements fautifs. Nous ne cherchons pas la vengeance.

Vous pointez encore matin un long article sur le prochain candidat pour l'élection présidentielle américaine.

A peine une course est-elle finie que la capitale américaine pense déjà à la suivante. Washington est impitoyable !

Et c'est à lire ce matin dans le Monde, les rêves d'Hillary Clinton et ceux de Joe Biden. Les deux se préparent déjà à l'après Obama. Clinton ou Biden. Qui sera le candidat démocrate. Une pleine page à découvrir ce matin dans le Monde. Mais reconnaissons-le. David Beckman fait lui la Une du Times, bien sûr qui titre en français dans le texte cette expression... "Alors, sur ma tête, mon fils." Je vous avoue ne pas saisir la référence et mes collègues sportifs non plus... Un autre titre, celui de l'International Herald Tribune est bien plus clair... Europe says bienvenue

Voilà note encore le Times, un contrat de 2 millions qui relève le niveau de la compétition française, qui ramène un peu de glamour à ses employeurs du Moyen Orient et qui prolonge surtout l'une des carrières les plus longues du foot. Surtout, en terme d'image, le sportif a annoncé qu'il verserait son salaire hebdomadaire - 100.000 livres sterling, 116 mille euros, donc - à une organisation caritative.

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