Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Et ce premier coup d'oeil sur la presse française. Après la rue, c'est maintenant au parlement que l'on discute du mariage gay.

La Garde des Sceaux, Christine Taubira a inauguré le débat sur le mariage pour tous, écrit le Monde mais si c'est à l'Assemblée que les discussions se tiennent, c'est à l'extérieur du Palais Bourbon que le Monde débute son récit. Parmi les 2 ou 300 manifestants agenouillés, qui prient à l'extérieur. "Je demande à Dieu que ce projet de loi ne soit pas adopté." La veillée de prière durera, les débats aussi. Le Monde se fait d'ailleurs ironique quand il note... Emprunter à André Malraux pour s'exprimer à la tribune est efficace mais c'est une vrai gageure que d'arriver à dire "spermatozoïde" sur le ton de l'ancien ministre de la Culture. Les députés eux donnent de la voix. Majorité sous le charme et opposition qui tonne.

Le Figaro moque le choix du gouvernement socialiste. Etrange hiérarchie des priorités, note le quotidien, que de voir ce mariage pour tous discuté alors que partout en Europe, les gouvernements prennent le taureau de la crise par les cornes pour conjurer le déclin. C'est que, estime le quotidien, le mariage homosexuel est l'une des rares mesures qui ne coûtent pas un sou. Au mariage pour tous, son électorat (qui n'est visiblement pas à trouver parmi les lecteurs du Figaro) sopn électorat préfèrerait de loin l'emploi pour tous. Libé lui constate surtout que dans ce débat sur le mariage homosexuel, la droite focalise surtout sur la question de la gestation pour autrui. Une pratique qui ne se trouve pas dans la réforme du gouvernement. La circulaire de la Garde des Sceaux prévoit uniquement de faciliter l'obtention de certificat pour les enfants nés à l'étranger d'une gestation pour autrui et dont le père serait français.

Sur cette question, le Monde s'interroge... Le moment est-il réellement opportun.

L'économie américaine connaîtrait un recul inattendu. On parle - à peine d'un dixième de pour cent - et pourtant, l'info est à la Une du Financial Times.

Disons le d'emblée, sans le quotidien économique, on passerait franchement à côté de cette info. Le Temps à Genève en fait une courte brève coincée entre les bénéfices de Boeing, à la baisse, et l'indice de confiance en zone euro, à la hausse.

Mais le titre est là. En grand, en long, en large. L'économie américaine repart en marche arrière. Un dixième de pour cent, vous le disiez, perdu pour le produit intérieur brut. "Il s'agit d'une estimation fondée sur des données encore incomplètes..." tente de temporiser le gouvernement américian. N'empêche, le Financial Times parle de la première contraction que vit cet économie, la 1ère depuis 3 ans.

Déjà l'on cherche des explications; Le gouvernement a évoqué les coupes budgétaires à la Défense. Les exportations en recul ainsi qu'un ralentissement dans l'accumulation des stocks. Surtout, l'International pointe le risque de réverbération de cette annonce pour l'ensemble de l'économie. Aussi bien le marché asiatique qu'européen pourrait en souffrir.

Et puis Nicolas, coincidence ou pas, on assiste ce matin à une vraie charge en règle contre les chats.

Je vous sens étonné Georges, pourtant c'est très sérieux. Déjà en Nouvelle Zélande, un homme d'affaires avait lancé une campagne anti-chat... Au nom de la préservation des kiwis... Pas les fruits, mais ces drôles d'oiseaux incapables de voler... (c'est le Global Post qui le rapporte...) Et puis là ce matin, les chiffres sont tombés, pour les Etats-Unis, en tout cas, l'ensemble des chats américains tuent chaque année plus de 2 millions d'oiseaux et - accrochez-vous - près de 13 millions de mammifères. Et voilà que l'adorable boule de poils se retrouve propulsée en rang de plus grande menace pour la vie sauvage liée à l'homme. Pire que les collisions, les pesticides ou toute autre cause dite 'anthropologique'... L'info reste tout de même Georges à prendre avec des pincettes. Le site du New York Times prévient ce matin qu'il a fait l'objet d'une infiltration par des pirates chinois et cela depuis 4 mois. Pile le jour où le quotidien a publié une enquête sur la fortune du Premier ministre chinois.

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