Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

On retrouve Nicolas Vandenschrick. Et ce matin, une image difficile qui tourne dans la presse. La ville d'Alep a été hier le théâtre d'une sanglante découverte.

Au moment de mettre sous presse, vos quotidiens européens hésitaient encore sur l'ampleur de ce massacre. On parlait alors de 65 corps découverts. Ce matin, le bilan s'est alourdi. Ce sont bien 80 jeunes gens qui ont été exécutés. Leurs corps s'alignent en Une d'El Pais. Le quotidien espagnol l'explique, ces cadavres couverts de boues ont été retiré d'une rivière qui traverse l'un des quartiers rebelle d'Alep. Certains portent un uniforme, d'autres sont des mineurs d'âge. La plupart ont des blessures par balles à l'arrière de la tête. Certains ont les mains liées. Voici, titre EL Pais, les berges les plus sombres d'Alep.
"Il n'est plus temps d'apporter un support rhétorique à la Syrie", écrit le Times. Désormais la population captive a besoin d'aide et de défense. Depuis le début des protestations contre le régime d'Assad, il y a près de 2 ans, plus de 60.000 syriens ont perdu la vie.
Ce nombre - énorme - et le caractère épouvantable de la souffrance syrienne est peut-être difficile à concevoir pour un observateur étranger mais le massacre qui vient d'être découvert devrait permettre à tous de comprendre le degré de barbarie atteint par Bachar El Assad. Bien sur, écrit le Times, l’identité des auteurs de ce massacre n'est pas connu. Mais pour les résidents d'Alep, il n'y a pas de doute. Bachar El Assad est coupable.

Ce matin, la presse français couvre encore largement l'opération française au Mali. C'est que, après la reconquête de Gao et de Tombouctou, la guerre entre maintenant dans une nouvelle phase.

"L'Opération 'Serval' s'achève comme une blitzkrieg , une guerre éclaire de 19 jours", écrit Libération. Qui eut crû qu'une seule nuit suffirait à prendre la Ville de Gao. Quelques heures seulement pour Tombouctou. Certains agitaient le spectre de l'Afghanistan. Ou de l'Irak pour mettre ne garde contre l’enlisement. Les islamistes ne semblent pourtant offrir aucune résistance et c'est une guerre sans front qui se déroule désormais.
La seconde phase analyse le quotidien s'ouvre désormais. Et c'est comme si le plus dur restait à faire. Déjà libération évoque le risque de représailles envers les soutiens présumés des djihadistes. Soit les Français restent en première ligne et ils apparaitront alors tôt ou tard comme des néo-colonialistes, soit l'armée se contente d'un soutien au troupes maliennes et africaines et elle prend alors le risque d'être accusée de couvrir des exactions et des règlements de comptes. Voilà le dilemme auxquels la France, l'Europe et l'Afrique se trouvent désormais confronté.

Cette info économique encore qui sonne comme la fin d'une époque, Philips abandonne l'électronique grand public.

Philips, l'inventeur du CD abandonne ce marché grand public. Vu ainsi, par le Figaro, on ne peut s'empêcher de parler de tournants. D'autant que depuis quelques mois l'entreprise néerlandaise avait beaucoup investi dans le domaine de l'audio... Justement, explique le PDG du groupe, "pour céder une activité il faut qu'elle se porte bien...
Pour Les Échos, l'explication est un peu différente. En période de crise, Philips peaufine sa stratégie de recentrage sur le médical et l'éclairage. Deux domaines où il s'arroge encore l'une des places de leader mondial. La marque continuera pourtant d'être apposé sur les appareils produits par le japonais Funai qui a racheté cette division.
Dans le Volkskrant, le commentateur économique constate que le règne de Philips sur le secteur des radios a été presque 3 fois plus long que celui de la Reine Beatrix. Imaginez alors l'émotion que cette annonce a pu provoqué chez certains, au Pays Bas. Nous, Georges, on vous rassure, on continue à faire de la radio !

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