Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Il est grand temps de retrouver le tour d’Europe de Nicolas Vandenschrick. Un homme en une de la presse, ce matin, c'est évidemment le britannique David Cameron. Et le Frankfurter Allgemeine a une jolie façon de le saluer.

Douvres ne reçoit plus. Brouillard sur la manche. Vous voilà coupé du continent. L'image en Une du quotidien allemand provient de la BBC et elle résume assez bien la situation dans laquelle se retrouve ce matin la Grande Bretagne, isolée autant par le Fog qu'isolée sur la scène européenne par le discours de son Premier Ministre, David Cameron.
    Sérieux pari sur l'Union Européenne, lance le Financial Times. Un pari audacieux qui réunit le parti conservateur mais qui risque d'avoir de sérieuses implications pour son parti et pour son pays. Pour rappel, le Premier ministre a promis qu'en cas de victoire aux prochaines élections, il tiendra un referendum sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne.
    Pour Les Échos, ce discours du premier ministre britannique permet bien des interprétations. La plus pessimiste retient ce referendum. La plus optimiste souligne que David Cameron se prononce personnellement en faveur du maintien de son pays dans l'Union, pour peu qu'elle se réforme. Pour le Temps, à Genève, pas question d'hésiter entre l'une ou l'autre des versions. C'est un coup de poignard. Et dans le dos encore bien. Le Britannique a fait fi des suppliques de tous ceux qui le priaient de ne pas prendre ce risque.
    L'Europe et ses institutions ne sont pas parfaites, la construction est loin d'être terminée. David Cameron n'a pas tort de dire que les règlementations européennes étouffent la compétitivité. Il soulève avec raison la gestion de certains problèmes. Il est peut-être même censé de demander le retour de certains pouvoirs à l’État. Mais personne ne croit à sa croisade. Face aux élections de 2015, l'Union Européenne ne lui sert que de bouc émissaire pour tenter de faire oublier la sombre réalité d'un Royaume Uni, dont l'économie est en récession.

    Coup d’œil maintenant sur la presse britannique. Pour  le Times, le "Prime Minister" a fait preuve de leaderschip.

    Good for business and good for Jobs, voilà le message envoyé par une cinquantaine de patron d'entreprise au Times. Qui ne cache pas son soutien à l'équation posé par le Premier Ministre. Jugez plutôt cette opinion dans le Times. En posant clairement la question de la réforme de l'Union Européenne, David Cameron ne cause pas le problème, il l'élucide. Le Reste de l'Europe doit le rejoindre pour résoudre cette question.
    Attention prévient tout de même le Guardian, la Grande Bretagne parie que le reste de l'Europe va la supplier de rester. Rien n'est moins sûr. Paris pourrait se montrer bien plus détendu que Cameron ne le croit. Et Berlin est capable de marchander pour que Londres n'obtienne pas ce statut spécial qu'il espère.

    Enfin, Nicolas, le résultat des élections en Israël fait ce matin l'objet de commentaires. Avec ce constat. Benyamin Netanyahou sort affaibli de ces élections.

    Oui, le constat est partagé par le Monde et par le quotidien Haaretz. Bibi Netanyahou sort affaibli des urnes. C'est que, Remporter les élections est une chose, mais avoir les moyens de gouverner en est une autre... Et quant à composer sa coalition gouvernementale, ce ne sera pas une tâche facile. Voilà le vainqueur de cette élection tributaire de ces alliés dont les intérêts sont difficilement conciliable. Pour Haaretz, ces élections plutôt que de donner une direction claire à la Knesset, font émerger une perspective pour le futur , celle de nouvelles élections. Netanyahou conclut le quotidien est un homme du passé.
    
   

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