Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Et on commence, ce matin, par une enquête du Volkskrant.

57 milliards d'euros. Voilà la somme - vertigineuse à laquelle le Volkskrant est arrivé. 57 milliards qui, en 2011, ont transité par les Pays-Bas aux départs de multinationales pour éviter l'impôt. Cette somme, on l'imagine, n'est qu'une partie de l'iceberg mais c'est la partie que le Volksrkant est parvenu à démontrer, Car cette enquête du quotidien néerlandais n'y va pas par 4 chemins et cite nommément ces entreprises qui établissent de subtils constructions pour éviter de payer - chez eux - l'impôt. L'an dernier, c'est surtout la chaîne de café Starbucks qui était pointé du doigt. Ce matin, voyez les noms de ces utilisateurs de boîtes aux lettres fiscales. Je vous en cite quelques-uns dans l'ordre d'importance des montants : Google, IBM, Eni, HSBC, BP, ou Kraft Food... D'autres, en dessous du millier de millions d'euros mais tout aussi connus. Basf, Total, Procter et Gamble, Gazprom ou WalMart... Le Volkskrant explique : C'est via un réseau d'entreprises boîte aux lettres, des coopérations et d'autres mécanismes que les multinationales parviennent à éviter la taxation. Bref, conclut le quotidien, les Pays-Bas sont le Walhalla de l'évasion fiscale.

On revient ce matin sur les 50 ans du pacte franco-allemand. C'est ce matin que le sujet fait la Une de la presse.

Hier, dans la presse française. Aujourd'hui dans le reste des quotidiens européens. Et les autres. L'International Herald Tribune, par exemple rapporte les cérémonies où l'on a vu, côté à côte, Francois Hollande et Angela Merkel. L'Herladt qui rapporte aussi ce qui semble un détail. Pour l'occasion, un timbre commémoratif a été publié. Bleu blanc rouge et noir rouge or mais avec une différence de taille, le timbre est vendu 80 cents en France et 75 cents en Allemagne. Dans cette année de commémoration, chargée de cérémonies, de rencontres et d'intersessions entre Parlement, ces 5 cents de différence sont un rappel que malgré 5 décennies d'amitié et malgré d'énormes coopérations journalières, des différences subsistent. Jamais la relation franco-allemande n'a été aussi proche que ce que certains l'ont espérer. Là ou la presse allemande parle ce matin de fêter les 50 ans d'un traîté fondateur pour l'Europe, la France hier rappelait cette amitié en panne qui s'affiche dans un festival d'hypocrisie.

Alors Les Echos - en France, propose de regarder dans 50 ans. Et si, plutôt que de réveiller les ardeurs d'un couple fatigué, on jetait dès aujourd'hui les bases d'une vrai union avec l'Allemagne. Ou si l'on nouait une alliance avec un autre pays frère et aussi proche de la France. Avec ,par exemple l'Algérie.

Un dialogue, pour finir. Dialogue imaginaire, bien entendu, et que vous avez lu ce matin dans le Times.

Un mot de contexte, d'abord. Selon le site Mediapart, Nicolas Sarkozy envisagerait de s'installer à Londres pour aller y fonder un fonds d'investissements. L'entourage de l'ancien président français dément. Et plutôt que de tenter de déméler le vrai du faux, le Times se lance dans ce dialogue en franglais dans le texte.

"- Allons Carla ma belle, packez les suitcases. Nous allons to Londres. Le best place pour la finance.

- En January, avec everywhere le deep snow? Pourquoi now, mon petit?

- Parce que j'ai une big idée. I'm going to set up a private equity fund. Avec un billion.

- Mais from where ce billion.

- Not you to ma Carla... Ne believe pas what you read about scandals.

- Mais Nicolas même en Londres you'll have to pay le horrible 75 per cent tax de Monsieur Hollande? non?

- Mais non Carla, What's made in London stays in London...."

Ca continue, Georges, sur 3 colonnes et c'est à lire ce matin dans le Times !

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK