Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Le pacte franco-allemand a 50 ans. Une étrange amitié qui fait ce matin la Une de la presse. Mais de la presse française principalement.

3 Unes sur 4 en France, elle concerne cette amitié et les relations franco-allemandes. Un couple sans passion, concède Libération qui affiche en photo et en large, François Hollande et Angela Merkel, l'air bien inspiré. 50 ans d'amitié houleuse, précisent les Echos, même photo mais 50 ans tout de même après lesquelles, France et Allemagne restent malgré tout unies, rappelle le Monde. On a droit aux clichés d'époque. De Gaulle et Adenauer, à Bonn, en 62, quelques mois avant ce traité de l'Elysée. Mitterand et Kohl, main dans la main sur le champs de bataille de Verdun... Tout cela, c'est dans Libé. Le Monde lui interroge le présent. Où en est l'amitié franco-allemande? Elle passe d'abord par la relation personelle entre Hollande et Merkel mais le Monde le rappelle, la chancelière est - à sa manière - politiquement dénuée d'émotion et pas rancunière dans sa relation avec les chefs d'Etats. On la trouvera toujours prête à signer un bon compromis. Et sans un tel compromis avec la France, elle le sait, rien ne va.

Vous nous parliez des Unes en France... Qu'en est-il côté allemand?

Eh bien, si l'on s'en va ensuite glâner les titres de la presse allemande. Là, c'est beaucoup plus calme. Un petit pavé en bas de page (pour Die Welt), un renvoi en page intérieure pour le Frankfurter Allgemeine. En clair, la nouvelle alliance socialiste-écologiste pour gouverner la Basse-Saxe passent avant les 50 ans de ce traité. Il faut dire que ce n'est pas rien. La gauche et les verts ont réussi de justesse à écarter la coalition d'Angela Merkel (conservateur et libéraux). La défaite est à ce point cuisante, que le président des libéraux a remis son mandat en jeu. Démission refusée mais la direction du FDP changera tout de même de main pour les élections de septembre prochain. Et cela démontre déjà pour certains que pour les élections nationales, la course est loin d'être jouée. Der Spiegel parle d'un cauchemar pour Angela Merkel, elle qui plaide pour le maintien de cette coaltion de son parti avec les libéraux et qui ces dernières années a déjà dû encaisser plusieurs autres défaites, en Rhénanie Nord Westphalie ou en Bade-Wurtemberg.

Et puis, soyons de bon compte. Le Suddeutsche Zeitung met lui les petits plats dans les grands, puisqu'à propos des 50 ans du traité de l'Elysée, il publie une édition spéciale en partenariat avec le Monde. Le Temps à Genève plonge dans ses archives pour retrouver les mots de son éditorialiste d'alors, René Payot qui au sujet de cet accord franco-allemand écrivait "Aucun sentiment de haine, aucun désir secret de revanche n'animent ces 2 peuples... L'amour ne les a pas encore réunis, mais la raison les a rapprochés."

A la Une, le Mali ne quitte pas les premières pages de la presse européenne.

La Une du Times, par exemple, qui annonce que les troupes britanniques sont désormais en alerte pour mener des actions au Mali. Les forces sont prêtes à se battre contre AlQuaeda en Afrique. D'ici la fin de la semaine, le centre de contrôle des opérations militaires devrait finaliser un plan pour toute éventuelle future opération en Afrique. C'est là une des conséquences directes de la prise d'otages survenue en Algérie puisqu'hier, David Cameron a précisé que des forces spéciales britanniques pourraient prendre part à une coalition internationale destinée à détruire le réseau terroristes liée à AlQuaeda.

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