Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Et l'on commence ce matin par ces images qui nous viennent du Mali et de sa capitale Bamako.

Hasard des clichés, si l'on prend la Une du Frankfurter Allgemeine, on pourrait croire à une population en liesse, saluant l'arrivée des blindés français. C'est ce que l'image suggère avec son lot de costumes barriolés, les jolis étals couverts de fruits exotiques en bordure de route. Et là, sur le macadam, un véhicule militaire d'où émerge un soldat qui répond aux saluts de la foule. Hasard donc des clichés, on reconnaît le même étal de fruits à la Une du Monde. Photo prise un peu avant ou un peu après. Les vendeurs de papaye sont toujours là, mais cette fois ils sont assis et regardent simplement les tanks passer à grande vitesse.

L'opération Serval a débuté il y a maintenant presqu'une semaine. Et déjà les conséquences du conflit se font sentir hors des frontières du Mali.

La plupart des quotidiens européens rapportent ainsi ce matin cette prises d'otages de grande ampleur. C'est ,écrit Libération, la guerre du désert. Au coeur de l'Algérie, au coeur du gaz algérien, précise les Echos, puisque c'est une base exploitée par British Petroleum, Statoil et l'Algérien Sonatrach qui a été le théatre de cette prise d'otages. Le flou règne sur ce kidnapping. On parle de 9 à 41 otages occidentaux et près de 150 Algériens retenus par Aqmi, l'Organisation Al Quaida au Maghreb islamique. L'opération, audacieuse, sur le site d'In Aménas fait changer de dimension le conflit malien écrit le quotidien économique. Puisque la prise d'otage y entraîne l'Algérie, jusqu'ici opposée à toute intervention internationale dans le nord du Mali. Comme en ricochet, cette guerre du Mali est apparue en l'espace d'une journée comme une guerre du désert. Conflit vertigineux, écrit encore Vincent Giret dans Libé, vertigineux tant les lignes de front distantes de plusieurs milleurs de kilomètres s'affranchissent des frontières. Surtout, cette prise d'otage géante souligne de manière dramatique la nature internationale de ce conflit qui menace de n'épargner personne.

Allez, dans un tout autre domaine, à la Une de la presse, il y a aussi ce matin cette proposition de Loi pour contrer la propagation des armes à feu aux Etats Unis.

Ce qui étonne d'abord, c'est la mise en scène. Un président entouré de quelques enfants pour annoncer son projet. Barack Obama n'hésite donc pas à se prêter au jeu. Il faut dire que dans le camps opposé, la NRA, le lobby anti-armes ne réplique pas avec beaucoup plus de finesse. Le Temps à Genève, rapporte d'abord cette appli pour smartphone. Un jeu de la NRA pour s'initier au maniement des armes. A partir de 4 ans précisait le site avant de se raviser et de remonter la barre à 12.

Et puis, il y a les rumeurs, parties dont on ne sait où.

Ainsi, certains en sont convaincus. Le massacre de Newtown ne serait qu'un complot. Les larmes des parents? Une mise en scène. D'ailleurs, la robe de la filette retrouvée sur plusieurs photos prouvent bien que la prétendue victime n'est pas morte. Plus alambiqué encore, d'autres cherchent les points communs. Les pères du tueurs de Newtown et d'Aurora ont un point commun, tous deux devaient témoingner devant le Congrès dans le scandale du Libor. Parmi les adeptes de ces théories, on retrouve des profs d'unif et d'autres qui veulent traîner en justice "les acteurs" de cette mise en scène.

Depuis la tuerie de Newtown, la NRA compte 250.000 nouveaux membres.

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