Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Et ces images, terribles, de destruction à l'Université d'Alep, en Syrie.

El Pais décrit ce carnage survenu hier. Une double explosion qui a frappé le campus universitaire de la ville. Les morts se comptent par dizaines, dans une résidence d'étudiants et à la faculté d'Architecture. Les 2 lieux sont situés dans la zone d'Alep, contrôlée par le régime de Bachar El Assad. Au moment de composer sa Une, El Pais reconnaît que les responsables de cet attentat n'étaient pas encore clairement connus. Rébellion et pouvoir se rejetent la responsabilité.

Il s'agit de l'une des attaques les plus meurtrières depuis le début du conflit en Syrie. Un conflit qui dure depuis 22 mois.

L'information fait à peine l'objet d'une brève dans le Figaro, mais la Russie a fait savoir qu'elle ne voulait pas que la Cour pénale internationale s'intéresse aux crimes de guerres commis en Syrie. Le ministre russe des Affaires étrangères a jugé cette initiative de 57 Etats, inopportune et contre-productive. La Suisse et 57 autres pays réclamaient la saisie de la Cour.

L'International Herald Tribune analyse encore ce matin un échec de l'opposition syrienne. En près de 2 ans de conflit, la rébellion n'est pas parvenue à obtenir le soutien des minorités et des membres du gouvernement non impliqués dans les massacres. Et c'est peut-être cela qui l'empêche d'avancer. L'absence de stratégie et de dialogue - explique un analyste - permet au régime d'Assad de se maintenir.

Au sujet de l'intervention française au Mali, un constat gagne la presse... la France est légitime mais seule.

Voyez la caricature de Plantu dans le Monde... Un François Hollande prêt à mener l'attaque et dans un fauteuil, installé en retrait, des partenaires européens bien décidé à ne pas bouger qui déclarent : On est tous avec toi. Je dirais même plus, on est tous avec toi. Finalement, annonce le Frankfurter Allgemeine Zeitung, l'Allemagne offrira son aide. Du transport aérien principalement. A l'image des 2 C-130 belges. Mais comme l'explique le Figaro, la France monte en puissance militaire. Preuve en image dans le Monde. Les hangars où se sont installés les soldats français sont désormais bien remplis de soldats, allongés, cela ne s'invente pas, sur des matelas dont la housse arbore une jolie décoration... Des roses rouges...

La guerre menée par la France est lancée, mais notre voisin est bien seul dans cette bataille.

Constat alors du quotidien français, L'Europe de la défense n'en sort sûrement pas grandie. Cette source inépuisable de fières ambitions et de longs débats semble surtout, dans cette crise malienne, marquer un nouveau retrécissement de l'envergure militaire européenne. L'enthousiasme à dépêcher des troupes se trouve aujourd'hui inversement proportionnel à la légitimité reconnue de la cause. Bien sûr, chacun a ces raisons. L'Allemagne ne peut engager un soldat sans un vote du bundestag, scénario dont Angela Merkel se méfie en période électorale. L'Italie, en pleine campagne et l'Espagne - financièrement lessivée, ne marquent pas plus d'enthousiasme. Le Pays-Bas, le Danemark ne s'intéressent pas beaucoup à l'Afrique et la Pologne rappelle qu'elle est encore engagée en Afghanistan... Bref, où qu'ils regardent en Europe, la diplomatie française et l'état major ne trouveront que de bonnes excuses.

L'image répétée dans la presse ce matin, c'est celle du coureur cycliste, Lance Armstrong, interviewé par Oprah Winfrey.

Gros batage autour de cette interveiw enregistrée hier et qui doit être diffusée demain. Face à la montagne de preuves, le cycliste ne pouvait que capituler, constate le Times même si, à ce stade, on ne connaît pas encore le détail de ces déclarations. Le Volkskrant qui dépeint l'armée d'avocats dont dispose l'ancien coureur, a cette conclusion : On assiste simplement au dernier épisode d'une longue campagne de réhabilitation.

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