Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De François Kirsch.

Le journal le Monde commente aujourd'hui les dernières nominations dans l'administration Obama, aux Etats-Unis.

Le démocrate John Kerry au département d'état, le républicain Chuck Hagel au Pentagone et le professionnel John Brennan à la CIA. En la personne de Kerry et Hagel, le président Obama a choisi deux anciens militaires multimédaillés. Ils savent, selon l'expression employée par Obama, que la guerre n'est pas une abstraction, contrairement à tous les faucons néoconservateurs qui n'ont jamais porté l'uniforme. Pour le journal le Monde, c'est donc clair : Obama entend donner toutes ses chances à la diplomatie et poursuivre le reflux de la guerre amorcée avec la fin du conflit en Irak. Il a choisi des militaires pour rechercher la paix. Car rien de tel que l'assentiment d'une équipe de guerriers malgré eux si les circonstances finissaient par exiger une intervention militaire.

El Pais attend de Hagel que, coupant dans les budget de l'armée, il entame un long processus qui, au fil des années, pourrait se traduire par la réduction des aventures militaires de la première puissance mondiale. Le quotidien espagnol rappelle que John Brennan est l'artisan de la guerre des drônes, ces avions sans pilote, télécommandés, qui sont le fer de lance des attaques ciblées américaines au Pakistan ou au Yémen. Lui, doit ramener la CIA sur une voie moins militaire et redonner toute sa place au renseignement. Obama peut, lors de son second mandat, amener un changement radical dans sa politique de sécurité. El Pais estime qu'il est plus que temps.

En Une du Corriere della Sera, les dernières déclarations du chef du gouvernement.

Déclarations passées d'autant moins inaperçues que l'Italie est en campagne électorale, les législatives anticipées auront lieu fin février. Mario Monti, venu au pouvoir à cause de la crise, voudrait le conserver grâce aux urnes. Il mène une coalition de centre, pour affronter la gauche de Bersani et la droite de Berlusconi. Hier, il affirmé que l'urgence financière était terminée, mais qu'elle fait place à l'urgence économique et sociale. Il a promis de réduire les impôts des Italiens s'il était élu. Jusqu'à présent, il s'est vu contraint de les augmenter, dit-il, parce que quelques irresponsables avaient conduit à la situation financière qu'il a trouvée en arrivant aux affaires. En tête de ces irresponsables qu'il n'a pas nommés, son prédécesseur évidemment, Silvio Berlusconi. Ce sera aux Italiens de juger de l'irresponsabilité de sa politique économique et financière. Mais ils peuvent déjà se faire une idée quant à l'irresponsabilité des propos à l'emporte-pièce dont il est coutumier. A lire dans la presse italienne également. Sur un plateau de télévision, il a été amené à parler des trois magistrates milanaises qui l'ont condamné, le mois dernier, à payer 200.000 euros par jour à son ex-femme. Pour le cavaliere, ces magistrates ne sont que trois juges féministes et communistes.

David Bowie est de retour...

Un album doit sortir au printemps. Après une décennie de silence, le chanteur a posté le clip d'une nouvelle chanson sur son site. Un événement sur la planète musique. Que la presse britannique ne pouvait évidemment pas laisser passer. Les célèbres yeux vairons vous regarde en Une du Times. Le quotidien décrit l'arrivée de la nouvelle chanson "Where are we now" : comme la neige que l'on attendait plus, un moment émouvant, une actualité qui est une bonne nouvelle, pour une fois. Ce sentiment qu'un vieil héros revient sans prévenir dans votre vie. Le Times écrit aussi que seul David Bowie pouvait écrire une chanson sur l'usage des transports en commun en Allemagne, en pensant à la mort, d'une façon si charmante.

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