Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De François Kirsch.

Coup de projecteur sur le thorium.

En Une du Volkskrant. Le thorium, considéré par d'aucuns comme la plus grande découverte depuis le feu, en matière d'énergie. Vous allez comprendre. Il s'agit d'une alternative au nucléaire traditionnel. Les réacteurs à thorium produisent mille fois moins de déchets que les réacteurs à uranium. Le thorium est disponible en grandes quantités de par le monde, contrairement à l'uranium. Et puis avec des centrales au thorium, pas de danger d'un nouveau Fukushima. Et c'est d'Asie que, d'ici 20 ans, cette révolution nous viendra. Le Volkskrant explique que la Chine, l'Inde et le Japon ont misé, misent et miseront sur ce métal. L'Europe a, ou va rater le train.

Les conservateurs et les libéraux-démocrates resteront au pouvoir ensemble jusqu'à la fin de leur mandat, au Royaume-Uni.

Soit jusqu'en 2015. Hier, le Premier ministre, David Cameron, Tory, et Nick Clegg, chef des lib-dem, se sont présentés ensemble à une conférence de presse pour dresser la liste, à la mi-mandat, des réalisations passées et des projets à venir. Que faut-il en retenir? A peu près rien d'après le Times, si ce n'est, justement, que malgré de nombreux désaccords, les deux hommes étaient là, les deux partenaires se serront les coudes jusqu'aux prochain scrutin. Cette bizarrerie qu'est, pour les Britanniques, un gouvernement de coalition, va durer jusqu'au bout. En 2010, écrit la Guardian, il y avait beaucoup de craintes concernant l'incapacité, pour un gouvernement britannique, de reposer sur une alliance entre deux partis. C'était absurde. Les tories et les lib-dem ont prouvé que ça pouvait fonctionner. Et le Guardian s'en réjouit, parce que cela pourrait encore se produire à l'avenir.

En Une de la Repubblica, les déclarations matamoresques de Pier Luigi Bersani : je vaincrai, et je sera le chef du gouvernement. Réplique confiante à l'annonce d'un accord entre le parti de Silvio Berlusconi et la Ligue du Nord, pour présenter un front commun lors des législatives anticipées de fin février. L'éternel retour de l'amour, ironise le quotidien italien, entre la ligue xénophobe et le cavaliere. Pour l'instant, les sondages donnent raison à Bersani. Sa coalition de centre gauche arrive largement en tête, à 40%, contre 28% pour le centre-droit, et 15% pour le centre-centre emmené par le chef du gouvernement sortant, Mario Monti.

L'inauguration du nouvel aéroport de Berlin est encore reportée.

L'aéroport Willy Brandt. Il devait triomphalement accueillir ses premiers passagers en 2011. Mais l'ouverture a été reportée une première fois, puis une deuxième, un troisième, une quatrième. Finalement, il ne devrait pas être inauguré avant 2014, au mieux. Pas de quoi, pour autant, en faire une affaire d'état me direz-vous peut-être. Que l'on songe notamment, chez nous, à la fatalité avec laquelle sont reçus les multiples retards pris dans le chantier du RER. Eh bien si, Outre-Rhin, on en fait tout un plat. C'est en Une de toute la presse ce matin. Parce que c'est la réputation de l'Allemagne qui est en jeu. Die Welt déplore ainsi qu'avec le projet d'aéroport de Berlin, le pays soit devenu l'objet de risée. L'Allemagne qui entend défendre son image. L'Allemagne, nation industrieuse, terre de précision, de fiabilité, de travail bien fait. Victime expiatoire, le maire de Berlin, Klaus Wowereit, a annoncé hier sa démission du conseil de surveillance du nouvel aéroport.

El Pais nous apprend que le secteur bancaire espagnol affronte la pire vague de perte d'emplois de la démocratie. Jamais, depuis Franco, le nombre de travailleurs ne sera aussi bas. Nouveau signe de la crise que traverse le pays, touché cette fois en plein coeur du problème, le monde de la finance. Quand la restructuration du secteur bancaire sera achevée, il est prévu que 55.000 emplois auront été supprimés, entre 2008 et 2015.

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