Le tour d'Europe

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Mathieu Van Winckel vous présente les grands titres de la presse européenne.

On commence par un dossier délicat pour les pays qui sont intervenus en Afghanistan. C'est la question de la protection des Afghans qui ont collaboré avec la coalition.

C'est un dossier à lire dans Le Monde. Avec le départ des troupes d'Afghanistan, le risque est grand de laisser tomber tous ceux qui ont facilité les contacts sur le terrain. Le président français François Hollande a décidé contre l'avis de son gouvernement de doubler le nombre d'Afghans qui seront accueillis sur le territoire français. A partir de la mi-janvier, 87 personnes dont 32 interprètes et leurs familles feront le voyage vers Paris. Une sorte de récompense pour service rendu. Ils bénéficieront d'un statut sur mesure, une sorte de statut hors-droit, avec un logement, un accès à l'emploi et une couverture sociale. Ça, ce sont les cas les plus délicats, ceux qui demandent une protection. Mais pour 87 lauréats, il y avait 700 demandes introduites. Parmi les recalés, certains recevront une prime pour les aider à s'installer dans une région plus calme d'Afghanistan.

On reste en France avec cet avertissement publié en Une du Figaro. Les otages français dans le Sahel sont en danger de mort.

Dans une nouvelle vidéo, Al Qaida au Maghreb islamique, AQMI, défie le gouvernement français. C'est à lire dans le Figaro. Les autorités françaises sont responsables de la rupture du dialogue, dit un des responsables d'AQMI dans cette vidéo. 4 otages sont entre leurs mains, 4 citoyens français enlevés en 2010 au Niger. Et la situation devient délicate. La France est à l'initiative dans le dossier de l'intervention militaire au Mali. On imagine mal Paris en train de financer ses ennemis en payant une rançon spectaculaire, nous dit le Figaro. D'autant que jusqu'à présent, la somme colossale de 100 millions d'euros était évoquée. Une exigence irréaliste des ravisseurs. En attendant, les familles s'impatientent et viennent de passer un troisième noël sans leurs proches.

En une de la Repubblica, on retrouve ce matin un tweet de Mario Monti.

Le premier sortant y confirme son engagement dans la campagne des législatives italiennes. Il faut s'engager a t-il écrit, il faut s'élever en politique. S'élever... un mot bien choisi pour contrecarrer une expression que Mario Monti a récemment critiquée : "descendre dans l'arène politique". Ici on monte, et par la même occasion, Il professore rappelle qu'il attend les propositions des partis. Mario Monti se voit à la tête d'une coalition au centre. Jusqu'à présent, la gauche hésite. La droite avec Silvio Berlusconi restera adversaire politique.  

Et enfin, si vous lisez El Païs ce matin, vous y verrez que la droite espagnole cherche un appui à gauche pour durcir les conditions de départ à la prépension. A partir de ce début janvier, les Espagnols devront atteindre 67 ans avant de se retirer du monde du travail. Le gouvernement Rajoy voudrait à présent décourager les prépensions avec des pénalités financières.

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