Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Et pour commencer, cette interview. A la Une du Figaro, le patron d'Arcellor Mittal.

Lakshmi Mittal. Pas vraiment un habitué de la presse. Il répond ce matin aux questions de nos confrères du Figaro. "Le monde entier a été surpris quand la France a parlé de nationalisation. Si la France - la 5ième économie au monde - parle de nationalisation, quel bond en arrière. J'ai été choqué, ajoute-t-il, triste même de ces commentaires (d'Arnaud Montebourg)." Le ministre français avait - je vous le rappelle - déclaré ne plus vouloir de Mittal, en France.

En tout cas, il répète ses engagement. Assurer un avenir à la filière acier, en France. Trouver une solution pour les 629 salariés concernés par la fermeture des hauts fourneaux de Florange et puis investir, encore 180 millions d'euros en 5 ans sur le site de Florange. "J'ai bien conscience de la gravité du sujet pour la France. J'ai constaté la tempête politique que ce dossier a provoquée et la résonnance aussi que cela a eue à travers le monde. A la fin, conclut le pdg, nous sommes parvenus à un bon compromis.

N'empêche, ce dossier trouve un drôle d'écho, à la Une du Monde qui ce matin, a ce titre... Quand les Etats Unis nationalisent, ça marche. L'exemple est celui de l'Assureur AIG. Cité encore ce matin par le Financial Times. AIG, les Etats-Unis s'en sont désormais retirés mais au passage, ils engrangent un bénéfice de 23 milliards de dollars (plus de 17 milliards d'euros). Où est la différence alors, s'interroge le Monde. Un économiste explique : La nationalisation peut avoir lieu quand elle se justifie. Pour des entreprises en monopole, des services publiques ou des sociétés stratégiques... Quant à nationaliser Florange, Elie Cohen y voit plutôt une tentative d'expropriation pour protéger une activité contre l'avis de l'actionnaire.

En Syrie, les Etats-Unis dénoncent une nouvelle étape franchie dans le conflit.

Désormais, l'armée emploit des scuds contre les rebelles. C'est l'International Herald Tribune qui l'évoque ce matin rappelant aussi le lourd tribut payé par la population. Depuis le début du conflit, il y a presque 2 ans, 40.000 civils sont morts. La presse anglo-saxonne qui insiste. Des millions de syriens sont affamés alors que Bachar El Assad joue aux jeux de la faim. Hunger Game dans le titre en anglais. Le reportage et les photographies du Times témoignent du dénuement total dans lequel vit la population d'Alep. Comme ce témoin qui déclare : Nous sommes en train de glisser dans la préhistoire. Il - référence à Assad - il nous affame.

L'Europe congelée, ce n'est pas une prévision météo mais un constat, ce matin de la presse.

On parle bien ici de cette union économique et monétaire. Et c'est sur ce plan-là que Libération estime que l'Europe est congelée. Un saut fédéral s'imposait, estime Libé. France et Allemagne l'ont renvoyée aux calendes grecques. Sur le mode de la plaisanterie, certains hier, estimaient hier que le débat pourrait bien être relancé grâce à la capacité de nuissance de Silvio Berlusconi. Et puis, José Manuel Baroso a encore promis que ce débat fédéral soit au centre de la campagne électorale de 2014. On verra.

En attendant, et puisque les fêtes approchent, le Volkskrant se penche sur ce drôle de jeu de plateau à glisser sous le sapin. La Troïka arrive. C'est le nom de ce jeu qui ressemble grosso modo à un Monopoly. Mais où le joueur doit acquérir du pouvoir, des voix électorales et de l'argent. Au long du parcours des conseils sont distillés, achetez des voix ou placez votre argent dans un paradis fiscal. Dans le jeu, les dirigeants sont corrompus et incompétents. Le tout se déroule au Portugalandia, un pays imaginaire, bien sûr, dont toutes ressemblances avec la réalité serait purement fortuites.

Il se raconte enfin qu'une version italienne, espagnole et grecque serait en préparation.

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