Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Pour commencer, vous pointez cette lettre ouverte publiée ce matin dans Libération; lettre écrite par le Premier ministre congolais, Augustin Matata Ponyo.

Et si une bonne fois pour toute, chacun admettait que la RDC est un pays traversé par des dynamiques antagonistes et des rapports de force occasionnellement regréssifs... Bref un pays comme tous les autres écrit ce Premier Ministre qui ajoute... A ceci près que la République démocratique du Congo est une nouvelle fois victime d'ingérence. Ce pays, c'est un géant. 72 millions d'habitants. Grand comme 4 fois la France. Ravagé par 20 années de gabégie économique puis sapé par une décennie de guerre et de crise. Dans ces conditions, à quoi sert-il d'avoir un jugement univoque sur ce pays et ces dirigeants. A pas grand-chose sinon à satisfaire l'opinion publique internationale.

La RDC a besoin de partenaires. Exigeants et compréhensifs. Présents mais respectueux, critiques et lucides... Car le pays regorge de minerais, certes mais aussi d'hommes et de femmes de bonne volonté, demandeurs d'un nouveau partenariat Nord-Sud, équilibré et débarassé des scories du passé.

Bref, c'est un appel à l'aide que lance Augustin Matata Ponyo. A lire ce mercredi dans Libération.

On reste, dans la presse française, et on reste en Afrique avec l'annonce hier de la démission du Premier ministre Malien.

Démission forcée, précise d'emblée le Monde qui détaille le fil des évènements. A l'aéroport de Bamako, le Premier ministre est empêché de quitter le Mali en avion. La nuit suivante, l'homme est arrêté à son domicile. Conduit dans un camp militaire, celui-là même qui avait renversé le Président malien en avril dernier. A 4 heures du matin, le Premier ministre réapparait à la télé pour annoncer sa démission, celle de son gouvernement puis il présente ces excuses.

L'armée se défend... Non, non, il ne s'agit pas d'un coup d'Etat, la preuve, il y a toujours un président au Mali, tente d'expliquer un porte-parole qui poursuit... Les Forces de défense ont choisi d'arrêter le Premier ministre en raison du blocage des institutions et des discours discordants entre lui et le Président. Le Premier ministre est accusé par certains d'organiser sa propre faction au sein de l'armée mais il était surtout le soutien du déploiement de la Cedeao - la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest et de ses alliées pour tenter de reconquérir le nord du pays toujours au main des Touareg et des groupes islamistes terroristes. Libération résume : Pour ce qui est de l'action internationale qui prévoyait un déploiement de 3.000 soldats l'an prochain, c'est un pas en avant, deux pas en arrière.

Allez, elles fleurissent déjà, les retrospectives photos de l'année 2012. C'est le Volkskrant qui ouvre cette année le bal.

Oui, un départ flamboyant, si l'on ose dire puisque plutôt que de rassembler plusieurs évènements, le quotidien néerlandais choisit d'illustrer un seul évènement, les protestations en Grèce. Et même un élément de ces manifestations. Les cocktails molotov envoyés contre les forces de l'ordre. On a droit à un tableau impressionnant. 68 clichés des rues d'Athène. A chaque fois, des policiers en grande tenue mais en bien piètre situation. Les flammes rampent, grondent, éclatent en large gerbe. Le feu grec, écrit le Volkskrant, celui que les Byzantais appelaient le feu grégois a fait son retour dans les rues d'Athène. Et les autorités, conclut le quotidien, sont dans les flammes jusqu'aux genoux.

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