Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Un pays fait la Une de cette presse, c'est bien entendu l'Egypte où, la nuit dernière, l'armée a sorti les chars.

Une armée à nouveau déployée dans les rues. Les chars sont dans les rues du Caire explique El Pais. Principalement pour sécuriser le palais présidentiel, précise le Financial Times qui rapporte encore ces affrontements survenus hier. La pression augmente en tout cas sur le dirigeant égyptien et plus que jamais, sa constitution divise le pays, écrit la Repubblica. Hier, lors d'une intervention télévisée en direct, précise Libération le président Morsi en a appellé au dialogue mais il maintient quoi qu'il en soit le referundum prévu le 15 décembre prochain.

En Italie, les rumeurs vont bon train. Silvio Berlusconi aurait fait part de son envie de revenir en politique.

Ce n'est pas une déclaration officielle. Même pas une déclaration de candidature. Non, selon Angelo Alfano, le secrétaire général du parti des Libertés, le parti de Berlusconi, l'ancien Cavaliere lui aurait déclaré être prêt à se représenter. Dans ce cas-là, a expliqué Alfano, le parti n'organisera pas d'élection primaire. Lui-même a d'ailleurs retiré sa candidature. Cette phrase d'Angelino Alfano fait la Une de la Repubblica, ce matin.

Mais tout cela semble se produire dans la plus grande confusion. Mercrdi soir, Silvio Berlusconi agitait la possibilité d'un retour sur la scène politique. La journée d'hier a été le théatre d'une crise. Le gouvernement de Mario Monti qui réclamait la confiance sur plusieurs textes a vu le parti des Libertés s'abstenir au Sénat et à la Chambre. Le PDL fait pourtant partie de la majorité. Pour les commentateurs, la droite berlusconienne tenterait d'obtenir des élections anticipées.

Preuve encore du poids que Silvio Berlusconi fait encore peser sur cette vie politique italienne... Ce titre du Guardian, L'italie se retrouve dans le tumulte après que Berlusconi ait boycotté la réforme de Monti.

Vous pointez, encore, cette chronique dans le quotidien Le Temps. La Suisse se rappelle, il y a 20 ans, avoir rejeté l'Espace Economique Européen.

Du coup, le quotidien se plonge dans les archives. Pas les siennes, non, mais celle du Juste Lipse, à Bruxelles. Le bâtiment du Conseil européen où les 27 se réunissent de temps à autres. Le but? Retrouver dans ces kilomètres d'étagères le formulaire. La demande d'adhésion de la Suisse à la Communauté européenne. Un document décisif qui fut l'arrière-plan de cette votation au cordeau transformé en référundum pour ou contre l'intégration communautaire. Rayonnage 2, étagère 5, tablette 4, boîte 143. Le document est toujours là. Une lettre en 3 exemplaires rangée dans une chemise cartonnée. Austérité helvétique oblige, un simple trombonne retient les feuilles. A côté la demande d'adhésion de la Croatie respire l'oppulence dans un écrin de cuir bleu frappé d'un emblème doré. 3 feuilles signées, coincées entre des piles d'autres demandes d'adhésion - celle de la Grèce de 79 ou celle du Maroc en 88.

Pendant 20 ans, conclut le Temps, 2 pieds dedans et 2 bras dehors, la Suisse s'est bricolé une intégration et croit pouvoir continuer à le faire. Pour le quotidien suisse, rester immobile dans la chambre forte de l'Europe n'est pas une solution pour la Suisse. Ce n'est qu'une dangereuse illusion.

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