Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

La presse ce matin tourne d'abord son regard vers l'Egypte.

La presse italienne, d'abord avec le Corriere della Sera qui annonce l'état de siège du palais présidentiel au Caire. Des dizaines de milliers d'opposants au chef égyptien Mohamed Morsi ont encerclé le palais, hier soir. La Repubblica évoquait ce matin " la fuite du président Morsi ". Information démentie par la présidence égyptienne. Il faut dire que les manifestants ont coupé des barrières de barbelés pour s'approcher au plus près du bâtiment. En Une, l'International Herald Tribune constate que " cette protestation à grande échelle porte un coup dur à la légitimité des réformes constitutionnelles ". Ce matin, pour protester, plusieurs quotidiens indépendants et d'opposition ont décidé de ne pas paraître mardi.

Un constat, encore, ce matin, dans la presse, en termes d'évasion fiscale. Le refuge suisse est sous pression.

" La Confédération helvétique perd de plus en plus d'attraits pour les investisseurs " annonce Les Echos.

Avec des conventions bilatérales, d'abord. Comme entre la France et la Suisse, par exemple. Désormais, pour les Français, il est bien moins avantageux qu'avant d'hériter en Suisse. Il y a aussi cette volonté de la Chancelière Angela Merkel. Elle souhaite adopter un projet d'amnistie et d'accord fiscal avec la Suisse. D'autres, en Allemagne, ont préféré une autre voie. La Rhénanie Nord Westphalie a elle déboursé 3 millions et demi d'euros pour obtenir un CD contenant les noms de quelques centaines de contribuables. Le pactole placé en Suisse s'élève à plus de 3 milliards. Face à cette pression, les investisseurs préfèrent d'autres paradis plus discrets... la Grande-Bretagne... ou la Belgique. La Confédération helvétique n'est pas non plus à plaindre. Le Crédit Suisse a même décidé de taxer les dépôts de ses clients devenus trop abondants au regard des maigres possibilités actuelles d'investir.

Demain, c'est la Saint-Nicolas, et pour l'occasion, la presse européenne se penche sur un catalogue de jouet.

Oui c'est la Une du Volkskrant et l'image aussi retenue par Le Parisien. Un fabricant de jouet suédois propose un catalogue neutre. Comprenez que dans ces pages, les bambins se partagent indistinctement les jouets destinés aux petites filles ou aux petits garçons. Ensemble, frère et sœur repassent ou jouent aux coiffeurs. Et quand il s'agit de s'armer pour police bandit, les fillettes à couettes sont également de la partie. Fini donc les aspirateurs en plastic rose. La version bleue existe aussi.

" Au départ, explique Le Parisien, c'est un groupe d'écoliers qui s'est plaint. Nos catalogues de jeux représentent une vision étroite d'esprit et obsolète des filles et des garçons "... Il reste bien quelques robes de princesse rose guimauve. Et de terribles déguisements...

Le Temps lui consacre son " Air du Temps " au pire jeu de l'année. " La valise rose bonbon Hello Kitty à plus de 400 francs suisse est disqualifiée, chronique Anna Lietti, ce n'est pas un jeu "... mais le faux chat écrasé ou le bébé poilu qu'il faut raser ont bien des chances de ravir le titre de pire jouet de l'année. D'autant plus de chances que la barre de Pole dance spéciale fillette a été retirée des rayons. La chroniqueuse elle a finalement élu ce salon de beauté LEGO qui invite les fillettes à se faire belle pour aller prendre le thé chez des copines et parler de la meilleure façon de se faire belle.

" Moi, quand je jouais au LEGO, termine Anna Lietti, on construisait des maisons ni de fille ni de garçon. Aujourd'hui, les enfants font jouets séparés. On se croirait en Arabie Saoudite. Heureusement, il reste des écoliers suédois "...

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