Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

Une image fait la Une. Cette trêve annoncée entre le Hamas et Israël.

Ils n'ont sans doute pas plus de 10 ans. Mais hier soir, ils étaient tous réveillés. Dans les rues, de Gaza, pour fêter cette trêve. Bras levés, doigts en V comme victoire. On les voit, ces gamins palestiniens, à la Une de La Repubblica. Trois garçons, en voiture, la tête qui dépasse à peine du toit ouvrant. Une fillette, pull rose, assise sur un capot. Et à côté d'elle, le sourire jusqu'aux oreilles, un autre enfant qui lève les bras au ciel. Il fait nuit - la trêve a débuté à 21heures, heure locale. Un cessez-le-feu obtenu grâce à la médiation de l'Egypte et des Etats-Unis.

Voilà donc ces scènes de liesse qui font suite à 7 longues journées de violence. Hier, encore, l'explosion d'une bombe à bord d'un bus a fait 20 blessés au cœur de Tel-Aviv. " C'était - note l'International Herald Tribune - le premier attentat à la bombe à Tel-Aviv depuis des années ". " Ce carnage, écrit le Financial Times, n'a pas fait dérailler l'effort diplomatique pour obtenir ce cessez-le-feu ".

Une vue encore donne la mesure du feu qui s'est abattu sur Gaza. C’est la Une, ce matin d'El Pais qui offre une vision plongeante sur les bâtiments du gouvernement du Hamas. Il ne reste plus qu'un champ de ruines.

Retour chez nous, en Europe, et même plus précisément à Bruxelles où les Etats Membres se réunissent aujourd’hui pour discuter du budget européen.

" Chaque pays a pris part le long de la ligne de combat ". C'est le Times qui a cette formule. Ce budget de l'Union, c'est une épreuve de force. 27 dirigeants et pas de consensus sur les grandes lignes à tracer pour les 7 années à venir.

Plutôt qu'un combat, Le Monde parle de " prise d'otage ". La victime c'est l'Europe. Les ravisseurs sont Britanniques. " Le sommet va buter sur la position intransigeante de Londres " prévient le quotidien. Le Premier ministre britannique, lui-même, se trouve sous la pression d'une nouvelle vague d'europhobie. Alors Cameron sera-t-il le digne héritier de Margaret Thatcher défendant bec et ongle le rabais britannique en 1984? François Hollande a fustigé début de semaine ces pays qui viennent chercher leur ristourne. Herman Van Rompuy a en tout cas suggéré aux chefs d'Etats et de gouvernement de prévoir plusieurs chemises pour tenir jusqu'à la fin des travaux.

Au-delà du budget, c'est bien la question de l'adhésion à l'Union qui est posée chez nos voisins britanniques. Et Le Monde se fend donc d'un long édito " On serait tenté face à tant d'euroscepticisme de s'exclamer que les Britanniques s'en aillent. Ce serait oublier certains éléments. On imagine mal la City londonienne et ses banques continuer de régner sur la finance européenne sans que l'Europe continentale ne puisse exercer le moindre regard. L'Europe de la défense aussi, est inimaginable sans Londres. Et bien plus que les Allemands ou les Français, les Britanniques sont les défenseurs du marché unique ". " Messieurs les Anglais, titre donc Le Monde, restez "...

En Une encore, Nicolas, c'est le chaos qui règne au sein de l'UMP.

" La guerre Fillon-Copé vire au chaos " titre Les Echos. " L'UMP replonge dans le chaos " pour Le Figaro. " Vraiment, ajoute Libération, elle est trop forte, la droite ". Libération qui résume : " Des électeurs oubliés, François Fillon qui renonce à la présidence de l'UMP mais qui est prêt, tout de même à contester le résultat en Justice. Alain Juppé a été appelé en arbitre. François Copé, lui s'accroche à son poste. Bref, conclut Libération, la farce continue ".

" On pourrait en rire, ajoute Le Figaro, si tout cela n'était en vérité à pleurer... Quelle honte et pour la droite, quel gâchis "…

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