Le tour d'Europe

Drapeau européen
Drapeau européen - © Google

De Nicolas Vandenschrick.

A la Une ce matin, c'est l'escalade qui menace Israël et la bande de Gaza. Un sujet repris en Une par la plupart des quotidiens.

La presse européenne qui ce matin semble hésiter. Quel angle adopté? Quel protagoniste mettre en avant? Voyez les quotidiens allemands. Le Frankfurter Allgemeine choisit par exemple pour sa Une l'image d'une explosion d'un immeuble dans la bande De Gaza. Die Welt, autre quotidien allemand, montre plutôt l'angoisse qui frappe une famille israélienne dans la crainte des roquettes palestiniennes.

Le même questionnement semble avoir traversé toutes les rédactions. Libération évoque Gaza à nouveau pris dans un étau. Alors que le Figaro choisit d'évoquer les missiles du Hamas, désormais capable de menacer Tel-Aviv. Le Times également, qui en fait un titre en Une. Le Hamas place Tel Aviv dans sa ligne de tir pour la première fois. Le Volkskrant lui détaille l'armement gazaouite capable d'année en année de porter ses feux de plus en plus loin.

C'est l'International Herald Tribune qui réalise sans doute la synthèse, choisissant pour sa Une d'évoquer les 2 protagonistes. Israel et le Hamas s'échangent des coups mortels. En Une, et en paralèlle, une famille israélienne réfugiée dans un abri et une jeune mère palestinienne tenant le corps de son fils. Si certains quotidiens parlent de crise au Proche Orient, ou d'escalade de la violence, d'autres comme le Corriere della Sera et la Republiqua évoquent une journée de guerre. Die Welt annonce, le monde craint une nouvelle guerre au Proche Orient.

Cette fois, ça y est. Le Parti Communiste chinois a désigné ces nouveaux dirigeants.

Xi Jinping dirigera donc le comité permanent du politburo titre le Financial Times. L'homme prend la barre de ce qui semble bien être, pour la Chine, une nouvelle ère de conservatisme. Le Figaro embraye. La nouvelle garde chinoise au pouvoir parait peu disposé à lancer des réformes. Le Financial Times surtout revient sur le discours de Xi Jinping. L'homme n'aura utilisé qu'une seule fois le terme de socialisme chinois. Son style parait plus décontracté que celui de son prédécesseur. Ces premiers mots furent : Bonjour tout le monde; Désolé de vous avoir fait attendre. Sans doute, en rapport avec le sérieux retard qu'avait pris la cérémonie mais peut-être, peut-être aussi en référence au fait qu'il a disparu durant deux semaines. Ou peut-être encore voulait-il évoquer ces réformes que les Chinois attendent et qui semblent s'éterniser.

Allez, un dossier fait beaucoup parler de lui. The Economist publie cette semaine un numéro consacré à la France.

Numéro explosif s'il en est... "La France est une bombe à retardement au coeur de l'Europe" image à l'appui puisque l'on voit 6 baguettes - des pains français - d'où émerge une mèche allumée. Malgré de nombreux atouts, la France est en perte de vitesse, en terme de compétitivité. Sa dette publique est en hausse. Son marché du travail trop rigide et sa règlementation trop stricte. Bref, l'économie française stagne et pourrait bien s'enfoncer dans la récession. Attention, prévient The Economist, la France ne pourra pas défier l'économie plus longtemps. Il ne reste plus beaucoup de temps à François Hollande pour désamorcer cette bombe.

Alors le Nouvel Obs s'interroge : L'économie, n'est-ce pas là une bonne part de psychologie? Ce genre de titre ne participe-t-il pas à la dépression ambiante? Réponse de l'hebdo, nous ne sommes pas assez puissant pour influencer l'économie. Pour livrer un message, un titre provocateur est parfois utile mais ce que nous disons avant tout, c'est que nous nous préoccupons de l'Europe.

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