Le tour d'Europe

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De Nicolas Vandenschrick.

En Une ce matin de la presse, c'est d'abord ce raid mené par Israël contre un leader du Hamas. 

3 photos fournies par l'armée israélienne à la Une du Times. 3 images, noir et blanc, vues du ciel. Sur la première, on distingue un véhicule, le Times nous aide avec un grand cercle jaune. Deuxième cliché, celui d'une explosion. Un débris semble flotter dans les airs. Dernière image, de la poussière, et une colonne de fumée.

C'est le nom d'ailleurs de cette opération. Piliers de défense. Ou Colonne de fumée. Le magazine Tablet, magazine quotidien d'info, d'idée et de culture juive se penche d'ailleurs sur le nom de cette opération. La traduction rend mal l'allusion biblique à cette colonne de fumée qui a protégé les juifs lors de l'exode d'Egypte. Mais c'est bel et bien là le but avoué de l'opération militaire lancée hier, protéger les Israéliens en faisant barrage aux roquettes envoyées depuis la Bande de Gaza.

Ce but sera-t-il atteint? On peut en douter en lisant la Une du Figaro qui évoque désormais le  risque d'embrasement à Gaza. Après avoir éliminé hier, Ahmed Al Jaabari, le chef des opérations militaires du Hamas dans son véhicule, l'armée israélienne annonce d'autres raids. La branche armée du Hamas accuse, elle, Israël d'avoir ouvert les portes de l'enfer. Déjà des représailles sont promises.

Pour Michael Binyon, du Times, le timing de cette frappe aérienne est clairement calculé. Il s'agissait d'anticiper ce que à quoi bons nombres d'Israéliens s'attendent. A savoir de nouvelles pressions de l'administration Obama pour ré-activer le processus de paix. Pour peu que les Palestiniens répondent par un nouveau round d'attaque et le Président Obama ne pourra que constater - avec le 1er ministre Israélien - qu'il n'a aucun interlocuteur palestinien avec qui négocier.

L'Opération militaire, constate encore le commentateur, est aussi un message envoyé aux militants musulmans en Syrie, en Egypte et partout ailleurs qu'ils ne doivent pas essayer de soutenir les militants du Hamas à Gaza et sûrement  pas répondre aux demandes politiques palestiniennes contraires à Israël.

En Une, encore, plusieurs quotidiens reviennent ce matin sur cette journée de mobilisation européenne.

El Pais d'abord qui rapporte cette mobilisation de la rue espagnole. Des centaines de millier de citoyens exigent que Mariano Rajoy revoit sa copie. Les syndicats espagnols demandent un referendum sur les coupes budgétaires. Si rien ne change à la politique du gouvernement, nous nous dirigeons vers le précipice,  Hier, toute l'Espagne a connu une grève générale. Elle n'est pas la seule. En Italie, Rome a été le théâtre d'affrontements entre les étudiants et les forces de l'ordre. Au Portugal, ce sont les transports en commun qui étaient à l'arrêt. A Athènes, on a vu des drapeaux français, espagnols, portugais et irlandais flotter à côté d'autres bannières où l'on pouvait lire "Effacez la dette grecque." c'est l'International Herald Tribune qui rapporte ces actions.

Justement, on évoque à ce sujet, un tournant radical  dans le sauvetage grec. On a pu le lire, chez nous, dans le Standaard, avec les propos de Luc Coene. Le gouverneur de notre Banque National estime qu'une partie de l'ardoise grecque doit être effacée. Il s'attend, en tout cas, à ce que les différents bailleurs de fonds renoncent à une partie de la dette publique grecque. L'an passé déjà, des banques privées ont marqué leur accord pour laisser tomber une partie de leurs créances. Mais Berlin refuse toujours cette solution.

Le Standaard et Luc Coene ne sont pas les seuls à évoquer de nouvelles pistes. L'international Herald Tribune note que l'idée fait son chemin. Des banquiers et des avocats proposent que la Grèce rachète ses propres obligations à un taux réduit.

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