Le journal du web - mardi 3 février

Aujourd’hui sur les réseaux sociaux, on parle beaucoup de la multiplication des alertes à la bombe.

"Ras le bol des fausses alertes", dit Axylia.
"On en aura jamais eu autant en quelques jours", remarque Maudi.
"A force, quand il y en aura une vraie, les gens n’y prêteront plus attention", s’inquiètent Regis, Jan ou encore Christine.

2.500 personnes évacuées en pleine nuit, samedi, à la soirée Antitapas à Bruxelles.
Puis, cette nuit, une autre boite de nuit, le Carré de Willebroek, a été la cible d’une alerte similaire. Ce matin, des évacuations dans le quartier européen et les alentours de l’ambassade américaine.
Dans l’après-midi, nouvelle alerte au palais de justice de Bruxelles…

A lire les tweets, ces alertes ne sèment pas vraiment la panique. Elles semblent plutôt agacer les internautes. La plupart parlent de mauvaises blagues, de panique inutile et se demandant si c’est une bonne chose que les médias en parlent. Décision difficile pour les médias car ces alertes ont une série de conséquences, ne fût-ce qu’en terme d’embarras de circulation. Quelques twittos s’inquiètent tout de même d’une possible "tentative de brouiller les pistes". Ces fausses alertes seraient elles "destinées à tester la réactivité de la police" ou à "assoupir notre vigilance", se demandent plusieurs internautes.

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L’Egypte a libéré l’un des trois journalistes d’Al Jazeera English détenus depuis plus de 400 jours.
Les deux autres restent en prison. Ces arrestations avaient donné lieu à une grande mobilisation sur les réseaux sociaux.

 

Des centaines de milliers de tweets contenant le hashtag #FreeAJstaff (libérez l’équipe d’Al Jazeera) ont été envoyés. La plupart des grandes rédactions anglo-saxonnes avaient manifesté leur solidarité. Sur les réseaux sociaux, beaucoup de journalistes avaient publié des photos d’eux, bâillonnés et reprenant ce slogan : "le journalisme n’est pas un crime". L’équipe d’Al Jazeera English était accusée d’avoir collaboré avec des terroristes et d’avoir "diffusé de fausses informations".

Les relations ont toujours été tendues entre Al Jazeera et le pouvoir égyptien. Les bureaux de la chaîne au Caire ont été fermés. A tort ou à raison, le régime militaire a souvent accusé Al Jazeera d’être trop proche des Frères musulmans. Des observateurs disent qu’Al Jazeera a un peu adouci - et policé - son ton à l’égard du pouvoir égyptien.
C’est peut-être cela qui a joué, plus que la pression des internautes.

Toujours est-il que le journaliste australien Peter Greste a été libéré hier. Immédiatement expulsé d’Egypte, il a retrouvé ses parents et ses proches aujourd’hui. Deux autres membres de l’équipe d’Al Jazeera - un Egyptien et un Canado-Egyptien - sont toujours détenus.
Leur libération risque d’être plus compliquée. Des journalistes à la poursuite de la mobilisation sur le net.

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Des photos de Barack et Michelle Obama enfants.

La Maison Blanche démontre une nouvelle fois son habilité à créer le buzz sur les réseaux sociaux.
Barack et Michelle Obama ont publié ces des photos d’eux enfants. Clichés accompagnées d’un message : "On ne reste pas toujours jeune et invincible" et d’un hashtag : "get cover" (soyez couvert).

Il s’agit d’une campagne visant à convaincre ceux qui n’ont souscrit aucune assurance santé, à contracter la formule minimale d’assurance maladie, "l’Obama Care", issu de l’emblématique réforme de Barack Obama. Elle n’est pas obligatoire mais à compter du 15 février, ceux qui ne veulent cotiser à aucune caisse maladie seront pénalisés fiscalement. D’où cette campagne pour battre le rappel.

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