Le journal du web : des photos contre les exclusions du chômage

Des milliers de chômeurs n'ont plus droit à leurs allocations depuis le 1er janvier. D'autres risquent également une exclusion à l'avenir. Ils se pressent dans les CPAS qui craignent d'être débordés. Les témoignages de familles dans l'incertitude touchent manifestement beaucoup les internautes. On voit que les articles publiés sur notre site - et spécialement ceux qui évoquent des cas concrets de chômeurs concernés - sont très consultés et très partagés depuis une dizaine de jours.

Par ailleurs, beaucoup d’organisations de gauche militent très activement sur les réseaux sociaux. C’est en particulier le cas de la plateforme "STOP Art 63§2", du nom de l’article qui limite le droit aux allocations de chômage.

Fondée au printemps dernier (puisqu’il faut rappeler que la réforme du chômage est une décision du gouvernement Di Rupo), initiée par des associations liégeoises, puis développée dans tout le pays, cette plateforme est également soutenue par la FGTB et la CSC ainsi que différents partis de gauche, dont Ecolo, le mouvement STOP Art 63§2 a lancé une pétition en ligne. Un appel signé par de nombreux acteurs du secteur associatif.

Image tirée du compte Flickr du réseau STOP Art.63§2. Cliquez ici pour y accéder.

Des photos de rassemblements devant les CPAS du pays circulent sur le Net.

C’est une opération lancée par les mouvements "Tout autre chose" et "Acteurs du temps présent". Sur les réseaux sociaux et sur leur blog, ils ont commencé à publier ces images de citoyens qui se rassemblent, pancarte à la main, à la porte du CPAS de leur commune. Sur chaque pancarte, un nombre : celui des chômeurs qui, privés d’allocation au 1er janvier, aboutissent ici pour demander un revenu d’intégration.

Ce matin, ce collectif citoyen dévoilera lors d’une action à Bruxelles les photos prises devant quelques 273 CPAS à travers le pays. En attendant, vous pouvez voir leur blog : 31500bel.wordpress.com (31.500 est nombre estimé de belges privés d’allocations de chômage depuis le début du mois).

Les enfants qui emportent un smartphone ou une tablette dans leur chambre dorment en moyenne 21 minutes de moins que les autres

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Les études confirment l'impact de l'usage des smartphones sur le sommeil © Tous droits réservés

C’est ce que révèle une étude américaine réalisée auprès de 2.000 collégiens de 10 à 13 ans. 21 minutes. On s’étonne même que ce ne soit pas plus. Plusieurs études ont mis en évidence l’impact de l’hyperconnectivité sur notre sommeil et, à fortiori, celui des jeunes. Il y a quelques mois, une étude du journal Le Monde montrait qu’un quart des collégiens français se réveillent au milieu de la nuit pour "checker" leur compte Facebook et même 14% pour jouer. Une majorité des ados dorment à côté de leur téléphone portable qui reste parfois même sous l’oreiller et 17% admettent qu’il leur arrive de brancher une alarme pour se réveiller pendant la nuit. Une chercheuse américaine s’est intéressée à ce que l’on appelle désormais le "sleep texting", l’envoi de SMS en pleine nuit et dans un état de semi-conscience. Elle constate qu’il y a un sérieux risque de regretter le lendemain un message inapproprié ou à côté de la plaque. Que l’on soit enfant ou adulte, l’usage des smartphones avant le coucher affecte notre capacité à s’endormir et parfois la qualité de notre sommeil.

"Se déconnecter", cinquième bonne résolution pour 2015

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Le journal du web : Des photos contre les exclusions du chômage © Tous droits réservés

Twitter s’est penché sur les bonnes résolutions prises par les internautes pour 2015. Le site a analysé les engagements ou souhaits exprimés avec des hashtags comme #NewYearResolution. Elles sont finalement assez classiques. Mais on notera l’apparition, en 5ème position, de la volonté de se "déconnecter", d’être moins accroc à ses mails, son smartphone ou ses réseaux sociaux. Cela confirme que l’hyperconnectivité est de plus en plus un problème de société.

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