Le journal du web de Robin Cornet

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On ne parle que de ça sur la toile américaine. Le Pape François a fait irruption dans la campagne, en suggérant que Donald Trump ne peut pas être chrétien.

C’était dans l’avion, au retour d’une visite de 5 jours au Mexique, lors de laquelle il s’est notamment aux frontières avec les Etats-Unis, là ou le candidat républicain veut faire construire un mur pour empêcher les immigrés d’entrer… proposition qui y est pour beaucoup dans sa popularité. Interrogé là-dessus, le Pape a d’abord répondu qu’il laissait à chacun le soin de juger, avant d’ajouter ceci : " Quelqu’un qui ne pense qu’à construire des murs - où que ce soit - et pas à construire des ponts, ne peut pas être chrétien " Et en quelques minutes, la twittosphère américaine s’est embrasée. Donald Trump répond sur sa page Facebook qu’il trouve scandaleux qu’un chef religieux remette en cause sa foi. Ses sympathisans le soutiennent. De nombreux conservateurs se disent choqués. Faut-il comprendre que le Pape considère que tous ceux qui défendent les frontières ne sont pas des chrétiens, s’interrogent de nombreux messages. Les Américains sont majoritairement protestants, mais le Pape reste une figure respectée et des milliers de catholiques réagissent aussi pour leur incompréhension. “Je suis catholique mais ce Pape est un désastre total”, dit un tweet. “Il sort complètement de son rôle”, ajoute un autre. “Ce pape est manipulé” “Est-il encore légitime”… Les youtubeuses Diamond and Silk, les plus célèbres supportrices de Trump sur la planète internet, s’étranglent : xxxx 

“Nous respectons le Pape, mais s’il veut accueillir les immigrés, qu’il les accueille au Vatican, qu'il les nourrisse et s'occuper d'eux”. L'image qui circulait le plus aux Etats-Unis hier, c'était les murs d'enceinte du Vatican. Un contributeur de Fox News a même estimé que le Pape devrait présenter des excuses à Donald Trump. Bref, les conservateurs ont vraiment dominé les réactions dans la dans la twittosphère américaines - les alors que les médias s’interrogeaient plutôt sur la façon dont la déclaration du Pape allaient affecter la candidature Trump. Cette polémique a quelque peu éclipsé une autre déclaration du Pape, non moins significative, laissant entendre que la contraception pouvait se justifier pour les femmes vivant dans les pays frappés par le virus Zika.

En France, c’est un projet de réforme du code du travail qui provoque une tempête de réactions sur Twitter

C’est assez particulier de voir une proposition du gouvernement socialiste, saluée par différentes personnalités de droite et par le patronat, mais rejetée par certains socialistes et les syndicats. Sans entrer dans les détails assez techniques de la réforme, on peut dire qu’elle permettrait plus facilement de licencier et de contourner la limite des 35 heures. Les indemnités que pourrait percevoir en justice un travailleur licencié sans justification valable seraient également plafonnées. Le premier secrétaire du PS a admis qu’il lui serait difficile de voter le texte. Et on perçoit bien que la proposition de la ministre Myriam El Khomri, risque de sacrément accentuer les divisions de la gauche. Narquois, des sympathisants de droite tweetent que même sous Nicolas Sarkozy, l’UMP de l’époque n’aurait pas osé aller jusque là. Le hashtag #ElKhomri, en référence à la ministre du travail, est resté toute la journée d’hier le plus utilisé par les twittos français.

En Belgique, un internaute a été condamné à trois mois de prison avec sursis et 1.200 euros d’amende pour avoir qualifié des policiers de "Schtroumpfs" sur sa page Facebook

Un commentaire qui accompagnait des photos de contrôles routiers. Des photos sur lequelles les policiers apparaissent sans être bien reconnaissable. Mais ceux-ci ont dit avoir vécu la publication comme une humiliation. Il faut dire que l’automobiliste est une micro-célébrité des réseaux sociaux. Spécialiste des technologies et amateur de voitures de sport, cet Anversois est suivi par 157.000 personnes sur Facebook. Ce qui a forcément donné un certain retentissement aux photos. Une visibilité qui a nourri le sentiment d’humiliation des policiers. Le tribunal a estimé que taxer des policiers de schtroumpfs était effectivement insultant - et l’injure publique est punissable, y compris sur les réseaux sociaux (sachez-le). L’internaute a, par contre, été acquitté de la prévention d’atteinte à la vie privée des agents.

Robin CORNET

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