Le journal du web de Robin Cornet

Charlie Hebdo promet aux internautes un nouveau dessin par jour. Le journal satyrique - qui n’a jamais été très branché web - a l’intention d’investir plus sérieusement ce terrain. Il travaille sur une nouvelle version de son site, en principe, pour le mois de janvier. Les ventes de numéros en librairies ont chuté depuis le printemps. Mais elles restent supérieures à celles d’avant les attentats. Le journal peut surtout compter sur de nouveaux abonnés. Il y a aussi eu un renouvèlement dans l’équipe après des conflits internes et les départ de Luz et Patrick Pelloux. Le mois dernier, Charlie Hebdo a quitté la rédaction de Libération qui l’accueillait depuis l’attentat et s’est installée dans de nouveaux locaux que l’on dit très sécurisés.

En Inde, les tensions religieuses entre hindouistes et musulmans alimentent les débats sur les réseaux sociaux. Ces tensions se cristallisent autour de la consommation de viande et, tout particulièrement, de la viande de bœuf…

Viande de boeuf qui est un sacrilège pour les hindouistes, qui sont généralement végétariens, qui considèrent que la vache est sacrée. Mais ce n’est pas un interdit pour les musulmans, qui représentent 13% de la population. Et depuis toujours, cette question est l’objet de terribles discordes. Mais, plus encore depuis la montée en puissance du parti nationaliste hindouiste, qui contrôle plusieurs états et est la principale composante du gouvernement fédéral. Le PJB qui a interdit la vente de bœuf dans l’état de Bombay, Maharashtra, sous peine de 5 ans de prison. Cette décision, au mois de mars, avait donné lieu à d’intenses débats sur les réseaux sociaux, les Libéraux y voyant une atteinte aux libertés fondamentales. Ces tensions ont culminé, il y a deux semaines, avec le lynchage, dans un village, d’un homme accusé d’avoir mangé du bœuf. Son fils a été grièvement blessé. Les internautes ont notamment réagit avec le hashtag " Je suis Akhlaq ", du nom de la victime Mohammad Akhlaq. Hier, l’enquête a établi que le lynchage avait été planifié par des religieux, gravitant autour d’un temple hindouiste. La police a fait analyser la viande et établi qu’il s’agissait, en réalité, de mouton. Certains internautes ont dénoncé ces analyses, jugeant que le type de viande n’avait aucune importance pour l’enquête, qu’elle ne changeait rien à la gravité du crime. Une journaliste française explique que des groupes de jeunes hindouistes se coordonnent par la messagerie WhatsApp et organisent des vendetta contre ceux qu’ils suspectent de manger du bœuf. Les indiens libéraux accusent eux le gouvernement de favoriser ce climat de violences communautaires. Ils protestent sur Facebook et Twitter, et dans les grandes villes, ils ont organisé des événements, comme des "beef party " où les participants, musulmans et hindouistes, partageait des plats de bœuf.

On termine avec la mésaventure insolite d’une navetteuse de la SNCB

Une histoire que Cécile a racontée sur Facebook et qui a reçu plus de 14.000 likes. Il faut dire qu’elle n’est pas banale. Travaillant à Bruxelles, la jeune femme vient comme chaque matin en train. Elle arrive à la gare du midi et change pour prendre un train local la déposant à la gare de Simonis. Il y en a un par heure. Elle est manifestement la seule à descendre et se dirige vers une sortie en bout de quai pour constater que la grille est fermée. Elle va de l’autre côté du quai et constate que l’autre grille est aussi fermée. La voilà enfermée sur les quais de la gare. S’en suit une série d’échanges téléphoniques kafkaïens avec le helpdesk de la SNCB, qui manifestement ignore l’existence de cette gare, puis la sécurité, la police des chemins de fer etc… une heure plus tard, elle est toujours enfermée sur le quai N°1. Et c’est le contrôleur du train suivant qui lui ouvre finalement une grille.

Robin Cornet

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK