Le journal du web de Damien Roulette

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Voici ce que les réseaux sociaux ont offert de plus positif, de plus humain dans les heures qui ont succédé les attentats de Paris

En janvier, rappelez-vous on avait beaucoup parlé de l’importance des réseaux sociaux pour l’organisation d’actes terroristes. Il était question de sécurité, de surveillance, d'une utilisation terroriste des réseaux sociaux. Ce week-end, c’est le comportement des citoyens qu’il faut mettre en valeur : beaucoup de solidarité, d’empathie. Deux mots-clés symbolisent tout ça : d’un côté #porteouverte qui a été utilisé pour accueillir les gens qui cherchaient un refuge, de l’autre #rechercheParis pour permettre de rechercher un proche dont on était sans nouvelle. En quelque sorte, le citoyen s’est responsabilisé pour compenser l’état, c’est ce qu’expliquait dimanche matin Nicolas Vanderbiest - assistant à l'UCL - dans l’émission Les Décodeurs

C’est un journaliste indépendant qui a lancé le mot-clé #porteouverte, il s’appelle Sylvain Lapoix. Il a répondu à des interviews via Twitter et il explique ceci : Je ne suis pas secouriste, flic, pompier, j'étais inutile. Alors j'ai essayé de donner des conseils d'usage du réseau. Sylvain Lapoix évoque - entre autres réactions qu’il a pu constater - celle d’une femme à qui ce genre d'action redonnait foi en l’humanité….

L’indignation, le soutien a été international

Le mot-clé #PrayforParis a été utilisé près de 7 millions de fois depuis vendredi soir. Twitter et Facebook ont servi d’exutoire aux artistes, aux caricaturistes également dont les dessins ont été partagés de très nombreuses fois. Ça a été le cas notamment de Joann Sfar qui a produit pas moins de douze dessins samedi matin. Dans ses dessins, il vante le savoir-vivre français, l’amour de la vie, de la fête… Ce lundi matin, c'est un nouveau mot-clé qui émerge " Music for Paris ", chacun y va d'un titre en hommage aux victimes ou d'une chanson pour ne pas se laisser abattre.

Les internautes ont également poussé Facebook à se justifier

Certains ont dénoncé une indignation à géométrie variable : Pourquoi proposer le drapeau français en fond pour votre image de profil et pas le drapeau libanais ? Pourquoi activer le ‘safety check’ à Paris mais pas à Beirut ? Hier Mark Zuckerberg s'est donc justifié ! Le safety check, c'est donc l'application qui permet de signaler que l'on est sain et sauf après un désastre naturel. C'est la première fois que cette application a été utilisée après une catastrophe que l'on pourrait qualifier d'humaine. La décision a été prise par Facebook dans les instants qui ont suivi les événements de Paris et promet de l'activer plus souvent à l'avenir.

La lettre ouverte de David Van Reybrouck

L'historien et écrivain flamand David Van Reybrouck, également auteur du livre Congo, a adressé une lettre à François Hollande dans laquelle il trace un parallèle entre les propos du président français et ceux de Georges Bush au lendemain du 11 septembre 2001. " Ce que vous avez fait hier, c'est utiliser la même terminologie que votre homologue américain " écrit-il " vous êtes tombé dans le piège les yeux grands ouverts Monsieur le président " conclue-t-il.

Damien Roulette

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