Le jobbing ou comment gagner 500 euros de plus par mois

Le jobbing : un bon moyen pour arrondir ses fins de mois ?
Le jobbing : un bon moyen pour arrondir ses fins de mois ? - © Pixabay

Si prendre du temps pour vous est l'un de vos objectifs de vie, alors vous allez peut-être vouloir déléguer les tâches quotidiennes que vous n'avez pas trop envie de faire. Le jobbing est peut être la solution.

Le jobbing permet de déléguer des tâches quotidiennes à des particuliers, qui en ont le temps et les compétences, comme la préparation d’un dîner, du bricolage dans la maison, le ménage ou même le déménagement ou le montage d'un meuble. Jean-Olivier Collinet de Jobyourself fait le point sur ce modèle né de l’économie collaborative et de l’ubérisation de la société.

Ce phénomène est né en 2010 aux Etats-Unis. Il est arrivé en 2012 en France puis en 2014 en Belgique. Il s'agit de plateformes collaboratives, qui coordonnent l'offre et la demande en matière de petits services. Les leaders sur le marché sont YoupiJob et la start-up belge ListMinut.

Vous pouvez soit y offrir vos services, en indiquant vos points forts, en ajoutant votre photo, vos réalisations. Soit y faire une demande de service : tonte de pelouse, garde d'enfants, cours particuliers, sortir le chien...

La plateforme centralise non seulement l'offre et la demande, mais aussi les divers corps de métier, la géolocalisation pour privilégier le travail au niveau local, l'assurance et les transactions financières.
 

Une loi avantageuse

Une loi récente nous autorise à gagner 500 euros par mois en prestations de petit jobbing, totalement défiscalisés, donc sans précompte ni cotisations sociales. Elle permet d'exercer du soutien dans les asbl ou dans les collectivités ou du jobbing pur et dur de particulier à particulier. Elle a d'ailleurs soulevé une polémique de la part des professionnels qui craignaient pour leur métier.

Avantages :

  • Il ne faut pas s'inscrire comme indépendant complémentaire.
  • On peut gagner jusqu'à 500 euros par mois sans payer d'impôts.

Cette formule remporte un grand succès. De nombreuses plateformes s'inscrivent d'ailleurs dans cette démarche, avec le risque que bientôt, on ne puisse plus trop s'y retrouver...


La règle des étoiles

En-dehors d'une belle page de présentation, la règle pour bien fonctionner, c'est le commentaire.

Un jobbeur commence avec des prestations faiblement rémunérées pour se faire connaître. Il va 'grimper' au fur et à mesure des commentaire positifs reçus, calibrés au moyen d'étoiles. Il faut compter en moyenne un mois pour obtenir sa première mission et 6 mois pour avoir un bon rating, une belle qualification, qui permet alors d'augmenter ses tarifs.

Au-delà des 500 euros, le travailleur a la possibilité de se lancer comme indépendant complémentaire. Car les plateformes accueillent non seulement des jobbeurs, mais aussi des indépendants complémentaires et des professionnels. Ce qui l'éloigne un peu de la philosophie d'entraide et de collaboration au niveau local...

Si on tient au 100% collaboratif, il vaut mieux se diriger alors vers une autre initiative, celle des GEL, groupes d'entraide locale constitués en collectifs, qui fleurissent aussi à Bruxelles et en Wallonie.


Les modalités

L'inscription aux plateformes est gratuite.

Le coût des prestations varie, il faut être bien attentif.

L'intermédiaire prend entre 10 et 30% de commission sur les prestations effectuées. Il a donc tout intérêt à bien correspondre aux demandes et à proposer des partenaires de qualité. Il a donc une fonction de recruteur, il passe des annonces pour trouver des super jobbeurs, dans des spécialités particulières. Son chiffre d'affaires comme sa notoriété en dépendent. C'est un avantage pour l'utilisateur qui peut bénéficier de services efficaces, proches, à un tarif maîtrisé.


Qui sont les jobbeurs ?

Les jobbeurs inscrits sur ces plateformes sont généralement des jeunes, des étudiants, des personnes qui veulent arrondir leurs fins de mois, des entrepreneurs qui veulent se lancer, se tester. Il vaut donc mieux privilégier les personnes de moins de 25 ans qui sont dans la logique de ces petits jobs.

Plutôt que de gagner totalement sa vie en faisant uniquement du jobbing, il s'agit plutôt d'un premier test ou d'un appoint en attendant mieux.  La formule offre l'avantage d'être très sociabilisante, en aidant son prochain tout en bénéficiant d'un cadre rémunéré.

On verra bien dans la durée quel est l'impact réel de cette loi sur les personnes qui souhaitent exercer une activité complémentaire, conclut Jean-Olivier Collinet.

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