Le groupe terroriste Etat islamique menace Twitter - Le journal du web

Le groupe terroriste Etat islamique s'attaque maintenant aux réseaux sociaux.
Le groupe terroriste Etat islamique s'attaque maintenant aux réseaux sociaux. - © Tous droits réservés

Le groupe terroriste Etat islamique s'attaque maintenant aux réseaux sociaux.

Cette fois, DAESH menace directement Twitter et l'un de ses fondateurs, Jack Dorsey. Il l'accuse nommément de mettre des bâtons dans les roues de la propagande islamiste. Jeudi dernier, la firme américaine a clôturé près de 20 000 comptes, liés de près ou de loin au groupe terroriste. Cela met un sérieux coup de frein au recrutement de nouveaux combattants en occident. La communication passe essentiellement par les réseaux sociaux.

En guise de représailles, les terroristes appellent au meurtre, de tous les employés de Twitter et en premier lieu, son co-fondateur. Pour le faire savoir, ils ont posté ce message sur twitter : "votre guerre virtuelle à notre égard va provoquer une réelle guerre contre vous", avec une photo de Jack Dorsey et une cible rouge sur sa figure. La direction de twitter mène une enquête sur ces menaces. YouTube a également supprimé des vidéos de propagande.

YouTube Kids

Google vient de lancer YouTube Kids. C'est une déclinaison de la plateforme de vidéos en ligne, que l’on connait déjà tous. Mais, dans une version adaptée pour les enfants et pour les parents, soucieux de ne pas exposer leurs "petits" aux dangers de la toile. YouTube Kids propose un espace clos et sécurisé. Les enfants peuvent ainsi naviguer entre les programmes sans risquer de tomber sur des contenus violents ou inappropriés. En amont, l’application dispose de contrôles parentaux stricts pour, par exemple, limiter le temps de visionnage quotidien.

Une étude américaine a montré que l'inquiétude des parents varie, de façon significative, selon leur origine ethnique, leur revenu, l'habitat ou leur idéologie politique. Ce sont les parents dont le niveau socio-économique est plutôt faible qui se révèlent être les plus anxieux. L'étude révèle encore que ceux qui habitent en ville sont plus inquiets que ceux qui vivent à la campagne.

Pour donner bonne conscience aux parents, qui culpabilisent tout de même, l’application propose aussi des programmes éducatifs pour les 4-7 ans.

C’est un service gratuit, accessible sur les mobiles et tablettes Android et iOs, uniquement aux Etats-Unis, pour le moment. Mais il y a un problème : son modèle économique. YouTube Kids doit tirer ses revenus de la publicité, diffusée avant les vidéos. Cela risque d’en rebuter plus d’un, en tout cas chez les parents.

Débat en France sur les gifles et les fessées

C'est un éternel débat en France. Faut-il, oui ou non légiférer sur ces gestes punitifs ? Les internautes en reparlent sur les réseaux sociaux, en réaction à la condamnation du Conseil de l'Europe (l'organisme européen de défense des droits de l'homme) qui estime que le droit français ne prévoit pas "d'interdictions suffisamment claires, contraignantes et précises des châtiments corporels". De fait il viole l'article 17 de la Charte européenne des droits sociaux. Le conseil de l’Europe rendra publique cette condamnation ce mercredi 4 mars. Une condamnation qui reste symbolique puisque l’organisme européen ne peut émettre de sanction.

Sur les réseaux sociaux, les avis sont partagés. Certains dédramatisent, voire minimisent de tels gestes, au nom d'une autorité recouvrée. Et puis, écrivent certains, il y a peut-être d'autres moyens pour dissuader les parents de passer à l'acte. D'autres au contraire sont en faveur d’une loi.

Selon une étude, 81% de parents français refusent de l'interdire. Régulièrement, un amendement anti-fessée revient à l'Assemblée nationale, sans succès.

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