Le dessin, le texte et le virus

Fabienne Vande Meerssche
7 images
Fabienne Vande Meerssche - © Tous droits réservés

Ce samedi 09 février 2019, les invités de Fabienne Vande Meerssche (@fvandemeerssche) dans Les Éclaireurs sont : Simon Dellicour, docteur en sciences, collaborateur scientifique KULeuven et Chargé de recherche FNRS à l'ULB (épidémiologie moléculaire et spatiale) ; Thomas François, chargé de cours UCLouvain dans le master en Communication multilingue en entreprise (recherches sur TAL, lisibilité et simplification de textes) et Léa Falguère, plasticienne et doctorante en Art et Sciences de l’Art à l’ULB et à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles

Direct : samedi 09 février 2019 à 13h10.

REDIFFUSION : dimanche 10 janvier 2019 à 23h10.

Simon Dellicour

Simon Dellicour est chargé de recherche FNRS à l’ULB et collaborateur scientifique de la KULeuven. Ses recherches portent sur l’épidémiologie moléculaire et spatiale. 

Après une formation de Bioingénieur à l’UCLouvain en 2009, Simon Dellicour est diplômé docteur en Sciences après avoir réalisé une thèse dans le domaine de la génétique des populations à l’ULB. Il effectue ensuite deux séjours postdoctoraux dans le domaine de l’épidémiologie moléculaire. Ce domaine de recherche consiste à utiliser l’information génétique contenu dans les génomes de pathogènes (tels que des virus) pour répondre à des questions épidémiologiques. Après un premier post-doc à l’Université d’Oxford entre 2013 et 2015, il rejoint la KULeuven pour un second post-doctorat entre 2015 et 2018. Ses recherches ont permis de développer plusieurs programmes : GCALINGER, SPADSPHYLOGEOSIM et SERAPHIM.

En octobre 2018, Simon Dellicour a obtenu une bourse FNRS et a rejoint l’équipe du Laboratoire d’Épidémiologie Spatiale du Professeur Marius Gilbert à l’ULB, dans le but d’étudier l’analyse génétique des populations virales et leur intégration optimale en épidémiologie. Simon travaille sur le développement de nouvelles méthodes permettant une analyse conjointe des données génétiques et spatiales. Il travaille en particulier sur l’amélioration de l’intégration de ces différents types de données en épidémiologie. L’intégration réelle des deux disciplines devrait avoir des retombées potentiellement importantes pour la gestion des épidémies virales (telles que Ebola, Sida, influenza, rage,… ).

Simon Dellicour est également collaborateur scientifique dans le Laboratoire de Virologie Évolutive et Computationnelle du Professeur Philippe Lemey à la KULeuven, qui examine les processus évolutifs viraux à différentes échelles biologiques. Simon Dellicour s’attache à développer des méthodologies pour tester formellement l’effet des facteurs environnementaux sur la transmission et l’évolution des agents pathogènes. 

Thomas François

Thomas François est chargé de cours à l’UCLouvain dans le Master en Communication multilingue en entreprise. Son travail porte sur la communication efficace dans différents contextes, principalement professionnels, sur la lisibilité et la simplification des textes ainsi que sur l’identification automatique de mots complexes pour des publics divers (apprenants d’une langue étrangère, lecteurs présentant un problème lié au langage…). Il étudie notamment comment utiliser les nouvelles avancées en intelligence artificielle pour évaluer automatiquement la difficulté de lecture des textes et pour ensuite les simplifier automatiquement.

En 2011, Thomas François a présenté une thèse de doctorat au CENTAL sur les apports du traitement automatique du langage (TAL) à la lisibilité du français langue étrangère (FLE). Thèse qui s’est vue décernée le prix de la meilleure thèse 2012 par l’ATALA (société savante française dédiée au TAL). Après ce doctorat, Thomas François a effectué un séjour de recherche d’un an à l’IRCS (Université de Pennsylvanie) grâce aux bourses de la Fulbright Foundation et de la Belgium American Educational Foundation (BAEF). Entre 2015 et 2018, il a également bénéficié de plusieurs bourses de recherche postdoctorales au CENTAL pour le développement des projets  iMediateSPORTIC et EDMesure.

Depuis 2013, Thomas François a donné différents cours de linguistique à l’UCL. Il est aujourd’hui principalement attaché au master en Communication multilingue de la Faculté de Philosophie, Arts et Lettres. Ce chercheur supervise également plusieurs travaux : sur l’usage de systèmes de dialogue pour apprendre une langue étrangère (avec Serge Bibauw), sur la modélisation personnalisée du lexique d’un apprenant d’une langue étrangère à l’aide de réseaux de neurones (avec Anaïs Tack) et sur la simplification des textes administratifs (avec Adeline Müller). Enfin, il participe à l’élaboration et au développement de nouveaux projets de recherche : AMesure (plateforme web aidant à la rédaction de textes administratifs) ;  ReSyF (lexiques de synonymes) ou encore CEFRLex (lexique pédagogique en rapport avec la fréquence d’utilisation des mots).

Léa Falguère

Léa Falguère est plasticienne et doctorante en Art et Sciences de l’Art à l’ULB et à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, après un Master dans l’atelier de dessin de l’Académie.

Ses recherches tentent de croiser des interrogations liées aux représentations du corps et à la corporéité de l’œuvre, à travers l’histoire de l’art et de la médecine. Elles s’inscrivent dans une pratique du dessin par laquelle s’est installée une relation entre l’imagerie anatomique de la Renaissance et des questions issues de la modernité des arts plastiques et littéraires, notamment celle de "l’opération" plastique et de la mise en jeu dans l’œuvre de ses "composantes" matérielles : support, colle, medium pictural, …

Le travail se déploie principalement selon trois champs : l’histoire des représentations médicales, la modernité artistique et littéraire, ainsi que la philosophie sur des questions touchant à la " représentation ", et à " l’expérience ".

Parallèlement à l’écriture de sa thèse, entamée en 2017, Léa travaille ces questionnements en atelier, au moyen d’ateliers participatifs et de résidences collectives. Elle a notamment officié pendant 3 ans dans les ateliers coordonnés par le Centre Culturel Omar Khayam, avec plusieurs plasticiens, au travers de groupes de participants et des lieux variés : groupe de primo-arrivants, résidence pour personnes âgées, foyer pour sans-abris, écoles, …

Depuis 2016, Léa Falguère coordonne également avec Nikoo Nateghian le module de recherche "Art/Médecine" à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles. Ce module propose à un groupe d’étudiants d’engager une réflexion autour des rapports entre pratiques médicales et expériences plastiques. Grâce à cela se sont mis en place des échanges avec la Faculté de Médecine d’Erasme dans le cadre d’une réflexion sur l’esthétique et l’éthique médicale.

En 2018, dans l’optique de réaliser des études de manuscrits médicaux médiévaux, Léa Falguère et Nikoo Nateghian ont effectué un séjour à Téhéran (Iran). Elles travaillent actuellement sur un projet de collaboration entre plasticiens et historiens de la médecine de l’Université de Téhéran. L’objectif est d’examiner les enjeux et les possibilités de donner une place à la pratique artistique dans les institutions scientifiques

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK