"Le bruit des avions n'a pas de couleurs politiques"

"Le bruit des avions n'a pas de couleurs politiques"
"Le bruit des avions n'a pas de couleurs politiques" - © Tous droits réservés

Un constat de la presse, ce matin, il ne faut JAMAIS sous-estimer le bruit des avions !

Précieux conseil, oui. Il vaut pour le candidat acheteur d'une maison. Il vaut surtout pour le pauvre ministre qui oserait s'attaquer au dossier du survol de Bruxelles et de ces environs...

Ne jamais sous-estimer le bruit des avions. Car ce bruit - rappelle l'Echo, "il n'a pas de couleurs politiques". "Pas de drapeau linguistique. Ce bruit des avions, il ne respecte rien, ni la santé des survolés, ni les frontières communautaires ou régionale".

Oh, on lit en grand, ce matin. En Une. Que la Flandre a eu une idée. Son propre plan de dispersion. Même que dans ce plan, la région voisine prendrait à son compte 70% des vols. "30 - le reste, ce serait au dessus de la Capitale" dit le Tijd.
"Le Gouvernement flamand est d'accord avec ce plan", lit on... Ça tient un peu de la logique, puisque c'est lui qui le propose, mais passons.

Il y a là, juge le quotidien économique, de quoi sortir de l'impasse. Évidemment, ajoute aussitôt, le Tijd, "ce n'est pas exactement ce que souhaite Bruxelles, mais bon, on ne peut pas avoir l'aéroport, l'argent de l'aéroport, sans subir aussi un peu le bruit de l'aéroport..."

Et après ? Après, l'idée flamande, c'est que chacun dessinera les routes de vol qu'il veut pour sa Région... Pour le Tijd, "ce n'est peut-être pas LA solution, mais au moins, c'est une piste. Un moyen de se remettre à discuter".

L'Echo partage au moins cet idée. "Le dossier du survol a fait suffisamment de bruit. Il est temps de réclamer un peu de sérénité. Négocier peut servir à cela", mais le quotidien insiste aussi : "le moment est surtout venu de penser à une politique aéroportuaire fédérale. Cela implique aussi les aéroports régionaux. Preuve que ce dossier n'est pas que Bruxello-flamand."

Preuve donc, qu'il ne faut jamais sous-estimer le bruit des avions... Il se fait entendre d’Ostende jusqu'à Charleroi et de Liège à Zaventem.

 

A La Une aussi, ces exoplanètes découvertes par des scientifiques belges

Et voilà lancé sur orbite un p'tit bout de Belgique... Pour tout dire, à voir vos journaux, on s'imagine déjà sur une de ces 7 planètes, sans aéroport. "200 fois moins de lumière, là bas", explique un scientifique à la libre... C'est un peu comme un couché d'étoile, mais tout le temps... En plus, voyez le nom de ce système stellaire : Trappist 1.

Manière de dire qu'il y en aura d'autres... Manière de dire aussi que si l'on cherche une trace de vie, la levure peut aider... Manière de rappeler enfin, que Trappist 1, c'est grâce au programme scientifique du même nom qu'on l'a trouvée...

Facile transition, on passera rapidement ici sur le cas de la ministre francophone de l'enseignement. Marie-Martine Schyns fait parler d'elle ces jours-ci pour avoir mélangé levure et conduite. Contrôlée 2 fois positive au volant, l'IBSR propose 20 heures de cours,
une formation, pour une ministre de l'enseignement, c'est suffisamment cocasse pour que SudPresse en fasse sa Une. Suffisamment interpellant pour que l'Avenir ajoute "En Suède, elle démissionnerait".

Mais l'actualité est, elle, si morne qu'il faille partir dans l'espace ou dans la vie privé d'un personnage public pour trouver des titres ?

En France, un homme - François Bayrou a renoncé hier au rêve d'une vie. "Il joue Macron et choisit encore la gauche", dit le Figaro.

En France, une femme - Marine Le Pen continue à faire la course en tête. "Et il y a bien là une injustice" reconnait le SOIR.

Empêtrée dans les mêmes ennuis judiciaires que François Fillon, elle n'en souffre pas, alors que lui s'effondre. Affaire Différente ?

Non, sauf qu'il n'y aurait pas d'enrichissement personnel dans le chef de Marine Le Pen... Et que l'argent proviendrait des caisses européennes. Pas des caisses françaises... Et cela, pour les soutiens du Front National ce serait même - le comble - un élément à mettre à son crédit.

Alors espérant peut-être être lu en France, le SOIR le rappelle "la responsabilité des médias. Inlassablement. C'est de continuer. Rendre compte de ces enquêtes. Même si elles n'impriment pas dans l’opinion. Dénoncer, inlassablement les turpitudes du FN car ce bruit-là, non plus, il ne faut jamais le sous-estimer".

 

Nicolas VANDENSCHRICK

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