Le bore-out, nouvelle maladie honteuse ?

.
. - © Markus Bormann - Markus Bormann - Fotolia

Ou comment l'ennui au travail, imposé ou non, fait plus de ravages que le burn-out.

Avec

Patrick MESTERS, médecin psychiatre, directeur de l’Institut européen de recherche et d’intervention sur le burnout à Bruxelles

Christian BOURION, économiste et sociologue du travail et auteur de 'Le Bore-out syndrom – Quand l’ennui au travail rend fou'

Isabelle HANSEZ, professeur de psychologie du travail à l’ULG, membre de la Clinique du stress et du travail de Liège

 

En collaboration avec Le Vif.

_____________________________________________________________________________________

"Certaines études démontrent qu'il y a un risque cardio-vasculaire supplémentaire dans certaine population qui s'ennuie, avec risque de mort prématurée.

Le travailleur a le sentiment d'une perte de sens, en plus de la routine. Et aussi, dans certaines circonstances, l'absence de reconnaissance de la qualité, de la valeur ajoutée du travail effectué par l'employé.

 

Qu'est-ce que je fais de cet ennui qui surgit ? Le sens peut venir de l'intérieur et parfois un peu de l'ennui.

 

Les gens qui se plaignent de bore-out développent quasiment les mêmes symptômes que ceux du burn-out :
des angoisses, des insomnies, une maladie dépressive, des maladies physiques, des problèmes cardio-vasculaires.

Cela renvoie à une corresponsabilité partagée de tous les acteurs de la vie socio-économique."

 

Patrick Mesters

***

 

"Une personne sur trois en France n'a rien à faire dans son travail.
C'est à dire qu'elle a moins de deux heures de travail par jour. il y a donc un mécanisme de perte de sens.
"

Christian Bourion

***

Et aussi

Newsletter La Première

Recevez chaque vendredi matin un condensé d'info, de culture et d'impertinence.

OK