La trahison de Léo Tindemans

La trahison de Léo Tindemans
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C’est l’histoire d’une démission. Celle de Leo Tindemans en 1978. Une des plus spectaculaires sans doute que la Belgique ait connues. De cette démission, est né le Vlaams Blok et surtout le pays est parti pour 40 ans de discussions communautaires. 

Nous sommes le 11 octobre 1978. C’est la rentrée parlementaire. 
Ce n’est pas vraiment la fête, il faut dire que le climat est morose. Le pétrole coûte de plus en plus cher, pour acheter sa maison il faut emprunter à du 14%. Le chômage grimpe et les comptes publics plongent dans le rouge. Et puis surtout, les querelles communautaires n’arrêtent pas. Ce sont elles qui suscitent le plus de tension. 

Autour de la table du gouvernement les sociaux chrétiens, les socialistes, et surtout les partis dit linguistiques ou communautaires, la Volkunie (ancêtre de la N-VA) et le FDF. Après des mois de discussion, ils sont enfin arrivés à un accord. C’est le pacte d’Egmont. 

Cet accord, le premier ministre Leo Tindemans va le torpiller d’une phrase restée célèbre: "Voor mij is de grondwet geen vodje papier" (NDLR: "Je considère que la Constitution n’est pas un chiffon de papier")

Une série de Bertrand Henne et Hélène Maquet, réalisée en collaboration avec la SONUMA pour la recherche d'archive et Jeremy Bocquet à la création Sonore. 

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