La revue des médias - Nicolas Vandenschrick

La revue des médias de Nicolas Vandenschrick
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Ce matin, cette tendance qui s'empare de la presse... Cet automne, en Europe, le must, c'est d'être Wallon.

Tous Wallons !
Poing levé vers le ciel.
Regard droit sur l'horizon.
Tous Wallons...
Ah, ça, dans tout les salons d'Europe où l'on cause, un bon conseil, pour briller cette saison, soyez wallon.
Ou à défaut, faite savoir que vous avez des ancêtres wallons... C'est définitivement LA tendance..!

Après Libé - et son vive la Wallonix, ce matin, c'est l'Obs qui embraye.
Tous Wallons, oui, car c'est (semble-t-il) à notre petite région que l'on doit d'avoir souligné tout ce que les autres Parlements n'avaient pas vu, pas lu, pas su.
Paresseux le wallon?
Osez encore une fois le penser et ça ira mal.
Nos députés régionaux ont épluchés 2.344 pages d'aride traité.
Pour juger si oui ou non ce CETA-là valait son poids.
Leurs collègues français, appuie l'Obs, n'ont pas eu la même abnégation...

Tous Wallons, encore, car c'est à eux, à vous, à nous ( on a les élus qu'on mérite) que l'on doit d'avoir souligné ce vrai problème de fond :
"L'accord de libre échange manque de garantie sur les services publiques. Sur l'environnement, Sur l'agriculture..."
On vous le dit. Ce matin encore. (dans le SOIR) C'est là dessus qu'hier les négociateurs belges ont achoppé... L'accord est parait-il à porté de main... Mais en attendnant - il n'est pas là l'accord. Car sur l'agriculture, il reste un souci insurmontable pour le CDH...
Et là paf, on se dit qu'il est un qui doit rêver... Benoit Lutgen. En Une du Standaard... Et s'il devenait, lui et son parti LA nouvelle coqueluche... Après Magnette, soyez Lutgen ?
On attendra l'hiver pour vous dire si le parti à renouer avec la tendance...
En attendant... Tous Wallons, encore et enfin.
Le Monde - en terme de trends - est plus frileux... pas question de saison wallon... mais juste d'un quart d'heure wallonien.
(c'est déjà ça. )
Mais en Une, Le quotidien français l'avoue. L'admet.
Le fiasco du CETA oblige l'Europe à repenser son fonctionnement. Les projets de Bruxelles ( ceux de là commission, docn) ces projets se heurtent sans cesse aux États et aux parlement nationaux !
Et là, prenez le Temps ( le quotidien, le temps à Genève ) prenez le temps et lisez ca :
Un raté monumental pour l'Union... Incapable de mener un projet à terme et à temps !
En soi, explique le quotidien, le renvoi de la signature n'est pas SI grave. Les va et vient, dans les négociations, c'est courant....
Le problème, ici comme à plusieurs reprises, c'est que - pendant 5 ans - la Commission a fait semblant d'écouter... mais n'a pas répondu aux questions légitimes.

Le refus wallon, une Atomisation de l'Europe

Tous Wallons, comme on dirait tous basque, tous écossais, voir moins encore...
Ici, Atomisation, il faut bien le comprendre, c'est dans le sens d'un ATOME...
L'Europe se délite au profit de ses plus petits éléments, explique en substance le MONDE.
L'Europe se subdivise
L'Europe se divise, en micro-région aux pouvoirs improbables.
Bref, L'Avenir est au repli.
Repli sur sa région.
Ensuite sur son clan.
Enfin Sur la dernière zone à défendre...
Bout de commune, Morceau de quartier, et portion de rue...
Aaah... soupire le quotidien, le stade ultime, ce sera l'individu.

Et la réflexion se prolonge...
Si les Européens - les micro-régions et les autres - ne s'y retrouvent pas, c'est simplement qu'ils ne veulent pas construire leur avenir ensemble... Il n'y a pas si longtemps, un voisin de l'autre côté de la Mer disait "Brexit, Goodbye and Farewell..."
Alors , que l'on parle cohésion entre États membres, traité de libre échange, ou accueil des réfugiés, la presse en revient à la même analyse... tous wallon, oui, car l'heure est aussi au chacun chez soi.

Au calendrier, Le 27 octobre restera peut-être le jour du David-Wallon contre le Goliath CETA.
ce 27 est aussi le jour choisi par le centre national de Coopération au développement pour regarder derrière lui sur 50 années de travail avec les pays du sud.
Chaque ligne du CETA.
Chaque mots du TTIP sont liés - dit l'Avenir - à la situation, au condition de vie, au sort des migrants de ces pays du sud.
Ici et là.
Jamais le monde n'a été aussi interdépendant.
Hier, aujourd'hui comme demain.
Les replis qui s'expriment y puisent peut-être leur source.

Nicolas VANDENSCHRICK

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