La revue des médias - Nicolas Vandenschrick

La revue des médias - Nicolas Vandenschrick
La revue des médias - Nicolas Vandenschrick - © RTBF

A la une - ce matin - la presse a ce constat. Les traumatismes de Bruxelles refont surface.

Il en faut peu pour rouvrir une blessure. Une attaque à l'arme blanche sur deux policiers. Une alerte à la bombe dans une gare. Et soudain, Bruxelles se crispe. S'angoise. Revit les heures douloureuses du printemps dernier.

C'est le Morgen qui le constate. en Une. Il en faut si peu pour rouvrir une blessure. Attention, le Morgen ne minimise pas. Cette attaque au couteau. Sur 2 représentants des forces de l'Ordre. Ce n'est pas rien. Une alerte à la bombe, qui met à l'arrêt la circulation ferroviaire à Bruxelles, ce n'est pas anodin. Et pour certains correspondants étrangers c'est même déjà suffisant pour qualifier Schaerbeek de foyer djihadistes... C'est à eux que le Morgen pense quand il écrit "il en faut si peu".

Car ils se sont contenté de peu nos confrères étrangers - Daily Telegraph en tête - pour renvoyer Bruxelles à la Une. Nos confrères belges aussi, d'ailleurs. Voyez le Laatste Nieuws. Qui en cours de nuit, à changer de Une. Pour Ajouter cette image dur. Instantanée de l'attaque d'hier. Où l'on voit un policier couché au sol. Où l'on devine l'agresseur qui avance vers une seconde victime. Où l'on retrouve inévitablement le spectre du terrorisme.

Une fois de plus, Dans le SOIR, on doit lire "policiers" et "cibles" sur la même ligne. Une fois de plus, ce matin, on ne peut qu'imaginer l’inquiétude de ces femmes,; de ces hommes qui reprennent leurs services. En Uniforme. Ou en civile - conscient évidemment du risque encouru. Mais au bout du rouleau, écrit le SOIR. Une fois de plus. On ne peut que deviner la phrase dite à un proche. "Ne t'inquiète pas - demain matin, j'irai au travail..."

Le Royaume Uni, Theresa May durcit le ton sur l'immigration

Là, l'Ordre nouveau s'installe. - dit le SOIR.

Pas qu'en Pologne où le Parlement accepte de débattre de ce projet de loi qui jetteraient en prison les mères convaincues d'I.V.G.

Pas qu'en Hongrie où Viktor Orban s'apprête à amender la Constitution selon son bon vouloir.
Non, l'ordre nouveau s'installe - en face de chez nous. Au Royaume Uni.

On ne cauchemarde pas dit le SOIR. C'est la patrie de Thomas More. C'est là qu'une ministre de l'Intérieur préconise que les entreprsies publient la liste de leurs travailleurs pour vérifier le nombre d'étranger. La xénophobie est désormais la politique officielle de ce Royaume Uni dont les travailleurs étrangers Et le business étrangers ont pourtant fait l’opulence.

Il en faut peu - décidément - Pour que ce pays - désormais hors de l'Union - lache les digues...
Aujourd'hui, la démocratie en Europe n'est plus uniquement en danger. Elle sombre, conclut le SOIR. qui ajoute, en question.
Resterons nous les bras ballants?

A La Une, encore. Un titre, pas si logique.

Syrie. La guerre comme solution. Comme solution, oui, dit le Courrier Internationale. Soyons - un instant - pragmatique. Peut-on vraiment négocier avec un gouvernement syrien qui a tué plus d'un demi-million de ses propres citoyens? Doit-on encore longtemps faire semblant, de croire qu'après avoir dit "incroyable et choquant" en voyant les images de massacres, les choses vont changer?

Là bas aussi, à Alep, en Syrie. Un homme dit à sa femme. "Ne t'inquiète pas".
Ne t'inquiète pas mon amour. nous sommes en vie.
Ne sois pas triste pour la maison.

L'appartement de Yasser et de son épouse (enceinte de 5 mois) a été détruit par des roquettes. Tirées à l'aveugle. explique l'Orient le Jour. L'immeuble est détruit. Alors ce couple s'est réfugié dans le centre médical où Yasser travaille, comme comptable.
Et lui ajoute. "Ne t'inquiète pas mon amour. Demain matin, j'irai au travail. On a besoin de moi."

Dans le Courrier International on lit encore ces phrase. "Quand la population se révolte pour dire nous existons - et qu'elle se fait tuer en réponse. Quand la seule réponse de la Communauté internationale est le silence, L'impression amère est d'exister moins que jamais, Sinon à travers l'image du terroriste ou du réfugiés."

Le titre de cet article d'Al Hayat ?
"L'Ouest se fiche du Moyen Orient."
Cela nous renvoit à la conclusion du SOIR.
Là aussi, resterons nous les bras ballants?

Nicolas Vandenschrick

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