La Première vous invite à 4 débats en public dans nos universités

La Première vous invite à 4 débats en public dans nos universités
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La Première vous invite à 4 débats en public dans nos universités - © Tous droits réservés

À l’approche du triple scrutin du 26 mai prochain et dans le cadre de la série "Démocratie en Question(s)" la Première vous propose 4 grandes conférences-débats pour questionner en profondeur la crise qui secoue nos démocraties.

Ces conférences auront lieu du 6 mars au 2 avril, sur les campus de l’UCLouvain, de l’ULB, de l’UNamur et de l’ULiège. Elles sont gratuites et ouvertes à tous mais l’inscription est obligatoire.

6 mars à l’UCLouvain: Le réchauffement climatique: le capitalisme est-il le problème?

Université Catholique de Louvain, le mercredi 6 mars 2019 à 20h  Auditoire Socrate 10, Place Cardinal Mercier.

 "Notre modèle économique marchand est incompatible avec le respect de l'environnement", c’est ce que Nicolas Hulot disait au moment de quitter le gouvernement français. Il fait partie de ceux qui estiment qu’il faut complètement changer de logiciel économique et de mode de vie si on veut s’attaquer vraiment au défi climatique. Mais pour d’autres, c’est justement grâce au système capitaliste, grâce aux entreprises, grâce à l’innovation que l’homme trouvera les moyens de sauver la planète.

Alors finalement le capitalisme est-il le problème… ou la solution ? C’est la question que nous mettrons en débat le mercredi 6 mars, à Louvain-La-Neuve en compagnie de

Bruno Colmant est un spécialiste de l’économie appliquée. Il a occupé des postes à responsabilités dans plusieurs grandes banques, il a été conseiller politique du Ministre des Finances, président de la Bourse de Bruxelles et est aujourd’hui chef-économiste de la banque d’affaires Degroof-Petercam. Bruno Colmant est également professeur d’économie à la Louvain School of Management (UCLouvain). On lui doit déjà près de 70 ouvrages sur des thématiques très variées.  Le dernier en date "50 nuances de populisme".

Pierre Larrouturou est un économiste qui agite le débat d’idée et n’hésite pas à s’impliquer sur le terrain politique. Depuis très longtemps, il plaide pour un autre partage du temps de travail avec des propositions très concrètes de semaine de 4 jours. Fin 2017, Pierre Larrouturou a lancé un collectif pour la lutte contre le réchauffement climatique à l'échelle européenne "le Pacte Finance Climat". Il propose notamment la création d’une banque publique pour le climat, afin d’investir 1000 milliards d’euros dans la transition énergétique.

Géraldine Thiry est une économiste qui n’hésite pas à sortir des sentiers battus. Son doctorat en économie portait sur les indicateurs alternatifs au PIB. Ce travail l’a conduite à questionner en profondeur les théories économiques dominantes et à s’intéresser de plus en plus à une "économie écologique" déconnectée de la recherche absolue de croissance. Géraldine Thiry, professeure invitée à l’UCLouvain, est aujourd’hui professeure à l’ICHEC Brussels Management School.

Retrouvez le podcast de cette conférence

 

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19 mars à l’ULB: Les médias font-ils le jeu du populisme?

Université Libre de Bruxelles, le mardi 19 mars 2019 à 20h - Auditoire SUD2. 120, Avenue Depage 30 à 1000 Bruxelles

Course au buzz, concurrence effrénée entre médias, omniprésence des réseaux sociaux,… L’espace public subit, en ce moment, des transformations fondamentales. Face à cela, les médias peinent à trouver leur place et leur modèle économique. Les formations populistes, elles, semblent trouver un terrain de jeu idéal pour diffuser des slogans simples voire des fake-news et autres théories du complot. 

Alors, comment les médias peuvent-ils jouer leur rôle de 4e pouvoir, comment surmonter la méfiance et parfois même la haine du public vis-à-vis des médias traditionnels?  C’est la question que nous mettrons en débat, le 19 mars, à Bruxelles avec :

Vincent de Coorebyter est professeur de philosophie politique à l’ULB ainsi que président du Centre de Recherche et d’Information Socio-Politique (CRISP) qu’il a dirigé pendant 14 ans. Vincent de Coorebyter est très certainement l’un des plus fins observateurs de la politique belge mais aussi plus largement de la société belge dans ses différentes évolutions. Ses analyses, distillées dans diverses publications, interviews ou cartes blanches (qu’il publie dans le journal Le Soir), amènent toujours une lecture très subtile des multiples défis auxquels nos démocraties sont confrontées. Vincent de Coorebyter est également membre de l’Académie royale de Belgique.

Florence Le Cam est professeure de journalisme à l’ULB. Elle s'intéresse aux changements et permanences du monde journalistique. Elle tente de comprendre les transformations contemporaines par une approche historique avec un intérêt tout particulier pour les identités professionnelles, les conditions de travail, les carrières des producteurs d'information dans toute leur diversité. Ses derniers travaux portent sur les femmes journalistes, la matérialité des conditions de travail et l'attachement des journalistes à leur métier.

Daniel Schneidermann est un observateur critique des médias. Ancien grand reporter au Monde, il a lancé en 1995 l’émission "Arrêt sur image" (sur France 5) devenue un site Internet en 2007. Il s’y emploie à déconstruire, sans concessions, les narrations médiatiques sur tous les supports (télé, web, presse écrite, etc…). 

Daniel Schneidermann vient aussi de publier un ouvrage, Berlin, 1933, la presse internationale face à Hitler, où il cherche à comprendre comment les quelques 200 correspondants étrangers présents à Berlin au début des années 30, n’ont pas alerté le monde sur les dangers de la montée du Nazisme. Un ouvrage qui apporte d’intéressants éclairages sur la crédibilité des parallèles entre les années 30 et les évolutions politiques que nous vivons aujourd’hui.

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25 mars à l’UNamur - Les GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft) vont-ils remplacer les États?

Université de Namur, le lundi 25 mars 2019 à 20h - Auditoire Pedro Arrupe, Rue de Bruxelles / Rue Grandgagnage à Namur

Les géants du web sont-ils les nouveaux maîtres du monde? La question se pose chaque jour un peu plus. Les Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft (GAFAM) agrandissent sans cesse leur périmètre d’activités et collectent nos données qui sont ensuite traitées par de puissants algorithmes. En outre, ces riches compagnies se déploient à une échelle mondiale alors que les États, souvent désargentés, peinent à s’accorder sur les moyens de faire face à cette révolution technologique. 

Alors, glisse-t-on vers une "algorithmocratie" qui pourrait à terme priver nos sociétés du pouvoir de déterminer collectivement leur avenir? Les GAFAM sont-ils en train de se substituer aux États? C’est la question que nous mettrons en débat, le 25 mars à Namur en compagnie de 

Élise Degrave est l’une des meilleures spécialistes belges de la protection des données et du droit à la vie privée. Professeure de droit à l’UNamur, chercheuse (au CRIDS), ses travaux sont très ancrés dans les défis de nos nouveaux usages et comportements numériques. Elle considère le droit comme une matière vivante à questionner inlassablement, une boîte à outil au service de la protection des citoyens, en particulier des plus vulnérables.

Élise Degrave est également membre du Conseil wallon du numérique.

Antoinette Rouvroy est une pionnière dans la réflexion sur les algorithmes. Croisant la philosophie et le droit, elle est chercheuse qualifiée au FNRS et à l’UNamur. Ces dernières années, elle a analysé en profondeur la façon dont la collecte et le traitement massif de données modélise le social et finit par agir sur le comportement des individus. Partant de cela, elle a développé le concept de "gouvernementalité algorithmique" et travaille sur les possibilités de s’émanciper de ce nouveau pouvoir. Antoinette Rouvroy est membre du comité éthique du Contrôleur Européen de la Protection des Données (EDPS)

Bruno Schröder est le directeur technologique de Microsoft en Belgique et au Luxembourg.

À ce titre, il fait le lien entre le géant de l’informatique et les différents acteurs qui utilisent sa technologie, chez nous. En charge de la prospective, son rôle est d’anticiper - autant que possible - les évolutions techniques, économiques, sociétales et éthique qui accompagnent le développement permanent des plateformes informatiques.

Bruno Schröder préside aussi le CETIC (Centre d’Excellence en Technologie de l’Information et de la Communication).

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2 avril à l’ULiège: Nos démocraties européennes vont-elles se fracasser sur le défi migratoire?

Université de Liège, le mardi 2 avril 2019 à 20H - Salle Noppius – Complexe Opera - Place de la République française, 35 à 4000 Liège

C’est l’enjeu qui polarise le plus les débats, en ce moment, dans nos démocraties occidentales. Comment faire face au défi migratoire? Le sujet est politiquement très délicat et charrie beaucoup de peurs dans toute une partie de la population. Peur de l’invasion, peur d’un détricotage de nos modèles sociaux et culturels. Entre fantasmes et préoccupations fondées, les partis politiques ont souvent bien du mal à apporter des réponses claires et concrètes ce qui ouvre un boulevard aux formations identitaires, nationalistes ou xénophobes qui gagnent du terrain un peu partout en Europe. Alors, nos démocraties pourraient-elles sombrer face à cet enjeu? L’Europe risque-t-elle de se dissoudre à force de replis nationalistes? C’est la question que nous mettrons en débat, le 2 avril à Liège, avec :

François Gemenne est chercheur qualifié au FNRS et professeur à Sciences-Po Paris, spécialiste en géopolitique de l’environnement. Ses recherches portent essentiellement sur les migrations et les déplacements de populations liés au catastrophes naturelles et au changement climatique. François Gemenne fait partie de ces chercheurs qui font entendre leur voix dans le débat public. Il n’hésite pas à se mouiller politiquement et participe d’ailleurs au rendez-vous du "parti pris" chaque vendredi matin, sur La Première.

Marco Martiniello est l’un des meilleurs spécialistes belges de l’analyse des phénomènes migratoires et des questions d’intégration. Il dirige le CEDEM (Centre d’Etude de l’Ethnicité et des Migrations) à l’Université de Liège où il s’intéresse particulièrement aux questions de démocratie multiculturelle, d’ethnicité et d’intégration des personnes immigrées.

Marco Martiniello est également directeur de recherche au FNRS.

Raffaele Simone est linguiste et philosophe, professeur à l’Université de Rome 3. Il a produit plusieurs essais dont "Si la démocratie fait faillite" traduit en français chez Gallimard. Pour la petite histoire, c’est cet essai qui a été le déclic de lancement de la série "Démocratie en Question(s)". Ces 2 dernières années, Raffaele Simone s’est surtout intéressé au défi migratoire et il vient de publier, en italien: "L’hôte et l’ennemi. La grande migration et l’Europe" où il s’intéresse à la façon dont nos démocraties européennes sont actuellement terriblement secouées par cet enjeu qui divise l’opinion publique.

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